Il y a un an, le portrait du mensuel était le trésorier de l’AFM pour Fos, qui nous rappelait qu'il avait participé à son premier Téléthon fosséen en 1989.

Originaire de la région parisienne, Jean-Pierre Négrier arrive à Fos-sur-Mer en 1986, venu de l’Aveyron où il vivait auparavant, avec sa femme Mireille. Ce sont des raisons professionnelles qui amènent le couple - qui s’est connu à l’âge de 11 ans et fêtera l’an prochain 50 ans de mariage ! - dans notre commune : Jean-Pierre a trouvé du travail comme technicien polyvalent dans une société d’inspection pétrolière, Services et transport.

Son poste étant supprimé en 1999, il rebondit chez Férifos, dans la maintenance de wagons de fret au Ventillon, avant de prendre sa retraite. Aujourd’hui âgé de 69 ans, il partage son temps entre la Société de tir Istres-Fos, dont il est trésorier adjoint et où il se charge de l’entretien et la maintenance – « Je suis un grand bricoleur devant l’Éternel », confie-t-il, « avec un côté GéoTrouvetout ! », ajoute Mireille - et bien-sûr le Téléthon.

« Mon premier Téléthon à Fos remonte à 1989, récapitule-til. Je faisais la sono et l’animation à la Maison pour tous. J’ai bien communiqué avec l’équipe du comité et l’on aime bien se retrouver chaque année pour le Téléthon. Pour la troisième année, je serai le trésorier de l’AFM (Association française contre les myopathies) pour Fos ; c’est la municipalité qui m’a nommé à ce poste. Personnellement, comme je suis à la retraite, ça me fait un exutoire et une occupation. Mais le but est avant tout de travailler pour les malades.

C’est le 60e anniversaire du Téléthon cette année, "60 ans de conquête" en est le slogan. On avance : les essais thérapeutiques sont terminés et on passe aux premiers traitements. » Mais qu’est-ce donc qui motive cet engagement ? « Nous avons la chance d’avoir deux garçons et une fille, sept petits-enfants et deux arrière-petites-filles, qui sont tous en bonne santé, explique Jean-Pierre. Mais ce n’est pas pour ça que nous ne sommes pas concernés.

Nous sommes tous concernés. Personne n’est à l’abri. Il y a ceux qui vivent pour eux et ceux qui vivent pour les autres. C’est juste tendre la main, être concerné par ce qui se passe autour de nous. » Mireille, qui aide son mari pour la logistique et les relations avec les associations, intervient : « C’est aussi une manière de s’intégrer, de s’intéresser à ce qui se passe dans l’endroit où l’on habite ».

Une conclusion ? « Le Téléthon, c’est beaucoup de travail, mais c’est agréable, au plan relationnel. D’une façon générale, quand quelqu’un a besoin d’aide, si on peut l’aider, on le fait. Ça ne nous a jamais rapporté quelque chose, ça ne nous a pas enrichis, mais nous sommes riches d’autre chose. La richesse, c’est dans le sourire des gens quand ils vous disent bonjour. »