Ils sont sept jeunes adhérents du Centre social fosséen, âgés de 12 à 14 ans, qui ont choisi d'aborder la thématique du cyber harcèlement, sur laquelle travaillent à la fois le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), le service Jeunesse de la Ville et les Maisons de quartier, sous la forme d'une bande dessinée. Pour ce faire, ils bénéficient de trois matinées de stage à la Maison de quartier du Mazet (c'est aujourd'hui le dernier jour) avec un intervenant de choix : Christian Armanet, auteur et illustrateur d'ouvrages Jeunesse, par ailleurs membre de l'association fosséenne Le Scribe d'opale.

Prudence est mère de sûreté

Tout commence par une phase de « débroussaillement » avec les enfants : qu'est-ce pour eux que le cyber harcèlement, ont-ils eux-mêmes vécu des situations que l'on peut assimiler au phénomène ou connaissent-ils des camarades qui en ont été victimes ? À partir de là, il s'est agi de déterminer le message qu'il importait de faire passer à travers la BD : en l'occurrence, mettre en garde contre diverses menaces potentielles. Lorsque l'on reçoit un texto ou un message électronique, sait-on si l'on a affaire à un homme ou une femme ? Et cette personne qui vous propose de devenir mannequin et vous réclame d'allumer la caméra de l'ordinateur et de vous dévêtir, a-t-elle un quelconque lien avec le mannequinat ou cherche-t-elle à vous voler des images de vous dénudé, qu'elle fera ensuite circuler sur les réseaux sociaux, avec toutes les conséquences traumatisantes que l'on imagine ? Ne vous exposez pas et conservez une méfiance constante : en cette matière comme souvent, prudence est mère de sûreté.

La fabrique d'une BD

Une fois le contenu de la BD déterminé, reste à passer à sa réalisation concrète. L'apport de Christian Armanet est précieux, qui montre aux enfants différentes techniques de dessin et utilise par exemple un mannequin articulé en bois pour qu'il serve de modèle aux personnages croqués par les jeunes artistes. Une fois leurs croquis terminés, l'illustrateur professionnel les « mettra au propre » pour obtenir un résultat bluffant, digne d'une BD que l'on trouve dans le commerce. L'œuvre sera exposée lors du salon organisé le 25 octobre par le Centre social fosséen, manifestation baptisée Cap sur le numérique.