,  Mardi 17 mai à 8h20, un message d'alerte est envoyé sur les médias de la Ville. Notre département est placé en alerte rouge : " Un tempête frappe la zone de Fos-sur-Mer... La population est invitée à rester chez elle et à ne pas aller chercher les enfants dans les écoles, ils y sont en sécurité... ". L'exercice Domino 22 a commencé. Son objectif : tester dans les conditions du réel les moyens d'alerte et de communication auprès de la population ainsi que la coordination des secours. Prévenus depuis plusieurs jours, grâce aux réseaux sociaux ou l'application mobile de la Ville, les Fosséens ont continué de vaquer normalement à leurs occupations, mais en coulisse, la mobilisation des services municipaux était générale, avec notamment, à l'Hôtel de ville, l'activation de la cellule de crise, présidée par Jean Hetsch, maire de Fos-sur-Mer.

Des catastrophes industrielles

Pour rendre crédible l'intervention de moyens internationaux, les services de l'État, organisateurs de l'exercice, ont décidé de rajouter des catastrophes industrielles à cet aléa climatique. Alors qu'en raison de la tempête, les RN 568 et 569 sont coupées à la circulation, la chute fictive d'une grue dans l'usine Kem-one de Lavéra provoquait une fuite de chlore et imposait un confinement de la population à Fos-sur-Mer. Les sirènes d'alerte de la Ville ont retenti, pour de vrai, à 10h45. Les événements, totalement fictifs et volontairement exagérés se sont ensuite enchaînés jusqu'à mercredi après-midi. Après l'accident à Lavéra, un feu de cuve s'est déclaré sur le site d'Esso Fos. Le lendemain, un incendie sur un navire a entraîné une pollution aux hydrocarbures. Il y a aussi eu l'explosion d'un wagon transportant des matières dangereuses à la gare de triage Fos-Coussoul, soufflant un bus transportant une cinquantaine de personnes. Ces événements potentiellement dramatiques, mais complètement inventés, ont conduit la Ville à prendre, à chaque fois, les mesures adaptées à la situation. Selon les quartiers, la population, avertie réellement, au préalable grâce à l'automate d'appel, est évacuée, de manière fictive. La municipalité a aussi simulé la prise en charge des personnes à mobilité réduite. Suivant le protocole mis en place par l'Éducation nationale, les élèves du collège André-Malraux ont été réellement évacués, tout en précisant qu'il s'agissait bien d'un exercice.

Des images marquantes

L'arrivée des huit bus le mardi après-midi, devant le collège, réalisant ensuite un aller-retour jusqu'au complexe Parsemain, reste d'ailleurs l'une des images marquantes de Domino 22. Du côté de la RN 568, l'intervention simulée des pompiers après l'explosion du wagon était impressionnante. Si dans l'ensemble, cette simulation grandeur nature d'une catastrophe majeure n'a pas eu d'impact sur la population, certains ont donc vécu cet exercice en direct. Dans les écoles, les enfants et enseignants ont dû aussi se mettre à l'abri, ainsi que les seniors du foyer La Farigoule. Vous avez été également nombreux à recevoir un message d'alerte, via l'automate d'appel de la Ville ou grâce à FR-Alert, un nouveau système de notification qui, sans nécessiter d'installation préalable sur son téléphone, envoie un message accompagnée d'un signal sonore spécifique. Enfin, il y a eu aussi la mobilisation des équipes de secours françaises et étrangères rassemblées sur le parking des arènes, avec la présence de Belges, Allemands, Autrichiens ou encore Espagnols.

Pour en savoir plus et s'inscrire à l'automate d'appel téléphonique : https://www.fossurmer.fr/securite-risques-majeurs/fos-face-aux-risques-majeurs/alerte-646.html

Domino 22 - exercice de simulation d'une catastrophe majeure