Dans sa décision du 29 juin 2021, le ministère de la Transition écologique faisait un point d’étape sur le projet d’aménagement de la liaison routière Fos-Salon (lire article) en précisant : « les études seront poursuivies en retenant comme référence la variante 2. Dans la suite des études, le maître d'ouvrage poursuivra la comparaison de la variante 2 avec la variante 3 pour confirmer ce choix. La variante 1 est écartée. Concernant l'amélioration du contournement de Fos-sur-Mer, des études complémentaires de faisabilité et d'opportunité seront conduites…. (Elles) prendront notamment en compte, dans une approche globale, la création du barreau des étangs, un aménagement capacitaire des voies portuaires et un réaménagement des voies existantes (RN568 et voies portuaires). ». Lors de la réunion organisée le 7 juin à la Maison de la mer afin d’étudier les propositions de tracés pour contourner notre commune, deux options validées par la décision ministérielle ont constitué le cœur des discussions : le barreau des étangs et le réaménagement des voies portuaires qui seraient, dans les deux cas, connectés à la variante 2.

Un seul vrai contournement

L’objet de la réunion publique était d’étudier l’opportunité et la faisabilité de chaque hypothèse en prenant en compte les risques industriels, les conséquences sur les populations et l’environnement et en présentant le travail qui va être mené avant de choisir le tracé final. Dans la salle, très rapidement, Jean Hetsch, maire de Fos-sur-Mer ainsi que de nombreux représentants d’associations de riverains ou de protection de l’environnement ont souligné que l’aménagement du barreau des étangs, dans le prolongement du contournement de Martigues et Port-de-Bouc, constituait la seule alternative possible. Documents à l’appui, Jean Hetsch est notamment revenu sur le réaménagement des voies portuaires : « un contournement qui n’en est pas un ! » et en rappelant le danger de transférer la circulation dans cette zone, au milieu des sites industriels, où les cercles de dangers liées aux risques technologiques sont omniprésents. Jean Hetsch conclut : « Passer par là, c’est la plus mauvaise des solutions ». La Ville et les acteurs associatifs ont ainsi replacé les enjeux dans l’intérêt, avant tout, des populations et de leur sécurité. Ce paramètre devra impérativement être pris en compte avec responsabilité par les services de l’État. Le choix du tracé est attendu d’ici la fin de l’année.