Après la fermeture de quatre classes lors de la rentrée 2021, l’Éducation nationale annonçait, en février dernier, deux nouvelles suppressions dans les écoles fosséennes, à l’élémentaire Joseph D’Arbaud et la maternelle Gérachios. Alors que la municipalité mettra en place, pour la rentrée scolaire 2022, des pôles secrétariats dans les établissements afin d’apporter une aide supplémentaire au travail administratif des directrices et directeurs, ces décisions sont une régression alarmante des moyens de l’Éducation nationale à Fos-sur-Mer et un amoindrissement substantiel de la qualité de l’enseignement. Tout en s’opposant à cette nouvelle modification de la carte scolaire et demandant à l’Éducation nationale de revenir sur ses choix, la Ville rappelle que seul un nombre d’élèves par classe moins important permet une prise en charge plus personnalisée et donc plus efficiente. Toute fermeture provoque, par effet mécanique, une augmentation des effectifs par classe et la mise en place de cours à plusieurs niveaux dans les établissements concernés. Cette situation renforce les difficultés actuelles des enfants, déjà impactés par les conséquences de la crise sanitaire. D’autant que la hausse du nombre d'élèves par classe rend l’application des protocoles sanitaires plus difficile, avec un risque de contamination plus élevé, et, par effet induit, un accroissement du nombre de fermetures temporaires de classes.

Permettre à l’école d’assurer un enseignement de qualité

Ce mardi 28 juin  les élus municipaux ont souhaité également aller plus loin en votant une motion afin que l’État donne plus de moyens à l’école pour assurer un enseignement de qualité : « A l’heure où la dégradation des conditions d’enseignement sont connues, la pandémie ayant malheureusement accentué ce phénomène avec de graves répercussions psychologiques, à l’heure où en France 2.5 millions de personnes souffrent d’illettrisme dont près de 5% de jeunes de 16 ans, la seule réponse, malgré la loi du 28 juillet 2019 ‘’pour une école de la confiance’’ visant à ‘’assurer une scolarisation de qualité pour tous les élèves de la maternelle au lycée par la prise en compte de leur singularité et leurs besoins éducatifs particuliers…’’ est, une fois de plus, la privation d’une possibilité d’enseignement de qualité (…) Ces incohérences, de la part du gouvernement et des représentants de ses institutions, comme à l’accoutumée, ne sont pas sans conséquences sur les conditions d’enseignement, le devenir et l’épanouissement de nos futurs citoyens (….) Aucune donnée comptable ne devrait dicter les schémas directeurs de l’Éducation nationale. »