À l’échelle mondiale, 1,3 milliards de tonnes de nourriture sont jetés chaque année, qui représentent un tiers de toute la nourriture produite. Dans ce contexte, la loi de transition énergétique pour la croissance verte oblige notamment les collectivités territoriales à mettre en place une démarche en ce sens. Parallèlement, la loi Egalim d’octobre 2018 va imposer une augmentation du bio et des produits locaux dans les assiettes.

À Fos-sur-Mer, la direction de la Restauration travaille sur le gaspillage depuis plusieurs années et des actions ont déjà été mises en place : par exemple, le pain est présenté différemment, des coupe-fruits permettent aux enfants de manger leurs fruits en morceaux, plus attractifs, et les équipes travaillent de façon générale sur la présentation des assiettes, pour les rendre plus appétissantes, ainsi que sur les recettes, en tenant compte des critères de qualité diététique et nutritionnelle. Enfin, la collectivité privilégie déjà autant que possible les circuits courts et les produits bios.

 

UN DIAGNOSTIC QUANTIFIÉ PRÉCIS

En avril, 169 agents municipaux présents durant les temps de repas ont participé à une conférence interactive de sensibilisation. Une nouvelle session est envisagée, pour les enfants et leurs parents.

En juin, une quinzaine de pesées des aliments a été organisée, dans les cantines et au centre aéré, pour mesurer très précisément les quantités livrées, consommées ou jetées. Les enfants aident au tri aliment par aliment des déchets, placés sur un chariot : le gaspillage s'affiche devant leurs yeux avec un impact pédagogique fort. Leur est aussi remis un questionnaire pour savoir ce qu’ils aiment ou n’aiment pas, sur la cantine en général comme sur le détail des menus. Un diagnostic précis sera communiqué aux familles, pour guider la mise en place d'actions.

La volonté politique est bien présente : « Nous nous donnons les moyens de prendre ce sujet à bras le corps pour déterminer les mesures aptes à limiter autant que possible le gaspillage alimentaire et faire de nos convives des alliés dans cette lutte », résume la directrice de la Restauration, Corinne Munoz.

Des repas à moins d'1 € depuis 9 ans !

Au total 1620 enfants fréquentent les cantines des 5 groupes scolaires. Le prix d'un repas varie de 0,70 à 3,10 € selon les ressources des familles. Grâce au Pass Restauration mis en place en 2010, ce sont 752 enfants qui bénéficient d'un repas à moins d'1 €, soit près de 47% des inscrits.