Enfant de la génération engagée pour la planète, il poursuit des études en gestion raisonnée énergétique et transition écologique.

Il existe plusieurs façons de s’engager en faveur de l’environnement. On peut pétitionner, descendre dans la rue, voter pour exprimer ses convictions écologiques. On peut tâcher de devenir un bon éco-citoyen, soucieux de son empreinte carbone et respectant la nature. Mais on peut aussi projeter sa vie professionnelle en tant qu’acteur de la révolution verte qui s’avance.

 

C’est la voie qu’emprunte Julien Gouaze, Fosséen âgé de 23 ans en deuxième année de master en Sciences de l’environnement terrestre à l’Université Aix-Marseille, dans la spécialité Grete, pour Gestion raisonnée énergétique et transition écologique.

 

C’est-à-dire ?« Nous apprenons à obtenir le plus gros rendement en production d’énergie (électrique, hydraulique, thermique) tout en générant le minimum de rejets dans l’environnement et en limitant au maximum notre impact », explique l’étudiant. Comment en est-il venu à cette spécialité ? La réponse réside dans son cursus, d’abord orienté en filière professionnelle : « J’ai passé un bac pro au lycée Latécoère puis un BTS et une licence en Maintenance des systèmes de production, récapitule-t-il. Et je me suis aperçu qu’on ne faisait pas les choses comme il faut. On ne regarde pas forcément l’impact de nos productions, toujours plus importantes pour toujours plus de profits, sur l’air, le sol, l’eau, la biodiversité. Il faudrait subvenir à nos besoins en énergie sans impacter les besoins en production des générations futures. Optimiser notre production en énergie et utiliser des énergies renouvelables. » Julien Gouaze explique ainsi son orientation professionnelle par la volonté d’ « être acteur pour intervenir dans les problématiques de développement durable ».

 

Autant y prendre sa part, puisque l’humanité n’a pas le choix : « On n’a qu’une planète, pas deux ! », s’exclame le jeune homme. Il aborde pêle-mêle, comme autant d’illustrations, le Jour du dépassement, où l’on a épuisé tout ce que la planète peut produire en un an et qui intervient de plus en plus tôt chaque année - le 29 juillet 2019, alors qu’il restera donc encore cinq mois de consommation, l'humanité aura déjà dépensé l'ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an -, les problèmes de sécheresse, d’inondations, de séismes...

 

Et puis le réchauffement climatique : Julien pianote une recherche sur son smartphone et annonce « une élévation globale de la température de 2° attendue dès 2022, qui va avoir des conséquences catastrophiques ». Quelle conclusion l’étudiant en tire-t-il ? « Il faut développer une conscience collective et j’aimerais être utile à cette prise de conscience. Apporter mon aide et mes compétences pour obtenir de meilleures conditions de vie, pour nous et les générations futures. » Une fois le master en poche - et il est confiant -, « Je serai habilité à intervenir avec un bureau d’études, au sein des collectivités comme des entreprises. Les experts nous le disent : il sera bientôt trop tard. Nos ressources sont presque épuisées. » Il est temps qu’une nouvelle génération comme celle de Julien prenne les choses en mains.

Direction de la Communication - Octobre 2019.