La responsable du secteur 4-10 ans de la Maison de quartier de la Tuilerie est référente Droits de l’Enfant au sein du Centre social fosséen.

Ne vous fiez pas à son minois juvénile : Christelle Platon, à 35 ans, possède déjà une belle expérience au sein du Centre social fosséen (CSF), pour lequel elle travaille depuis 2005, soit 14 ans à la Maison de quartier de la Tuilerie !

« J’aime le contact avec les enfants, participer à leur éveil », confie-t-elle. Durant sept ans, c’est d’abord auprès des 4-5 ans qu’elle a rempli cette tâche, avant de devenir responsable du secteur 4-10 ans, depuis les sept années suivantes.

« Cela fait partie de nos missions de transmettre aux enfants des valeurs citoyennes qui vont dans le sens du bien vivre-ensemble, expose Christelle Platon. Nous ne sommes pas que des animateurs ; au sein de la Maison de quartier existe une multiplicité de tâches. Nous sommes ainsi chargés de la gestion d’enveloppes financières, du travail en direction des familles, des relations partenariales avec les structures et services de la Ville, la médiathèque, le cinéma l’Odyssée et le Théâtre… Et nous proposons aussi des projets sur différents thèmes, dans le cadre d’actions menées à l’échelle de la commune : la Semaine de lutte contre les discriminations ou celle des Droits de l’Enfant, par exemple. »

Cette dernière manifestation tient particulièrement à cœur à la responsable du secteur 4-10 ans de la Tuilerie : « À travers les Droits de l’Enfant, nous les amenons à partager les valeurs de respect et de tolérance, dès le plus jeune âge, pour soi et pour les autres, à accepter que l’autre soit différent et pense différemment de soi. »

Depuis quatre ans, la jeune femme est la référente Droit de l’Enfant au sein du CSF : « Je fais le lien entre le Centre social et la direction de l’Éducation de la Ville, qui coordonne la Semaine des Droits de l’Enfant, précise-t-elle. Afin de mieux sensibiliser les enfants, toutes les structures de la Ville ont un discours commun. Et nous invitons toujours un groupe de la Maison des enfants à participer aux actions que nous menons durant cette semaine ou pendant les vacances scolaires, pour que les enfants s’ouvrent aux autres et ne restent pas emprisonnés dans le "carcan" de leur Maison de quartier. »

Comment aborde-t-elle concrètement ce sujet des Droits de l’Enfant ? « Pour les petits, nous partons souvent d’un album Jeunesse, répond-elle. Nous leur demandons ce qu’ils en ont compris et retenu, et nous faisons en sorte qu’ils se l’approprient, en les invitant à réinventer l’histoire ou les personnages. Pour les plus grands, nous partons davantage sur des ateliers à visée philosophique, pour leur permettre d’échanger entre eux. Il faut pouvoir accepter que l’autre ait un avis différent du sien.Ce n’est pas "untel a raison, l’autre a tort" ; nous favorisons le dialogue et sommes formés à la bienveillance. Nous ne sommes pas là pour leur donner des leçons sur ce qui est bien ou mal mais pour leur faire partager collectivement des valeurs. Et qu’ils comprennent qu’ils ont des droits – ce qui participe à la construction de leur identité -, dans le cadre collectif mais également individuel : le droit à l’intimité et à la vie privée par exemple. »

Un rappel utile à l'ère des réseaux sociaux et du cyber harcèlement.