La salle polyvalente du complexe Parsemain affichait complet ce soir, à l'occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux du maire à la population. Dans son discours, l'édile a souligné plusieurs « victoires » obtenues par la municipalité en 2019 :

  • l'ouverture de la Maison des Arts, « écrin pour les artistes » qui accueille sur les 1500 m2 d'une bergerie du Mazet entièrement restaurée plus de 750 pratiquants fosséens de musique, danse et arts plastiques ;
  • l'annonce par l'Agence régionale de santé de la création d'un registre des cancers : « Le 11 février, le Conseil Municipal votait une motion largement argumentée en ce sens et nous avons obtenu ce qui était réclamé depuis des années par les associations, par les habitants, par les élus de Fos. Alors que d’autres villes ont choisi de regarder ailleurs, nous avons porté, seuls, cette question jusqu’à changer l’histoire. C’est ce courage collectif qui restera. (...) Ces données scientifiques, recueillies sous l'autorité de l'État via l'Agence régionale de santé, vont nous permettre de bénéficier d'un vrai état des lieux sanitaire et, le cas échéant, obliger les pouvoirs publics à prendre toutes mesures nécessaires pour protéger la santé des habitants de ce territoire et de l'ensemble du département »;
  • L’inflexion de la politique métropolitaine avec le retour de Parsemain en gestion communale et le report du transfert de la voirie : « Les Fosséens ne peuvent que se réjouir du retour dans leur patrimoine d’un ensemble sportif pluridisciplinaire utilisé au quotidien en quasi-exclusivité par les associations de la ville, les clubs ou l’École municipale des sports » [« à l’exception du stade d’honneur mais pour lequel les discussions vont se poursuivre afin qu'il revienne également en gestion communale »] ; concernant la voirie, elle « exige une proximité et une réactivité qu’une Métropole centralisée ne saurait garantir » ;
  • l’exemption des contraintes injustes de la loi SRU qui pesaient sur notre commune

« Là encore, une très grande satisfaction de voir nos démarches aboutir auprès des services de l'État ! Notre ville était jusqu'alors injustement pénalisée car ne remplissant pas les objectifs de 25% de logements sociaux. (...) Or, malgré la meilleure volonté qui soit, ces objectifs ne pouvaient être atteints. En effet, la ville doit composer avec un faisceau de contraintes : zone de bruit du cône d'envol de la base aérienne au nord, loi "littoral" au sud, espaces naturels protégés à l'est et surtout risque industriel à l’ouest impliquant toute la commune. Cette exemption va faire économiser au budget de la commune près de 400 000 € de pénalités auxquelles nous étions injustement soumis. Ces victoires, je les partage avec vous ! »

Le maire a également longuement fustigé « la politique néo-libérale » du gouvernement, « qui détruit la solidarité en tant que valeur et place les intérêts capitalistes au-dessus des libertés publiques », et son dernier avatar, la réforme des retraites.

Il a aussi appelé de ses vœux la réalisation du « barreau des étangs », déviation routière qui désengorgerait Fos-sur-Mer du trafic à destination de la zone industrielle.

Enfin, l'édile a fait un clin d'œil au Conseil municipal des jeunes récemment élu (« Vous êtes tous les acteurs de demain, vous êtes l’espoir ! ») et exalté l'identité fosséenne dans son ensemble : « un esprit solidaire, accueillant, à l’écoute de l’autre. (...) Cette identité est celle qui nous rend audacieux, résilients et profondément humains. Nous sommes tous de Fos ! »

Le discours s'est achevé en musique sur une chanson de Cali, « l'un de nos coups de cœur des Aoûtiennes »: « 1000 Cœurs Debout, tel est le titre, qui parle de l’odeur délicieuse de la liberté. 1000 cœurs debout, c’est ce que nous sommes ce soir ! Bonne année à tous et vive Fos ! »