« Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, aux vies totalement différentes, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier ceux qui les humiliaient. Devant l’ampleur du mouvement, l’atypique inspecteur Essam mène l’enquête. Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ? » Le thème du film de Mohamed Diab, Les femmes du bus 678, était particulièrement approprié à un débat sur les discriminations et les violences que subissent les femmes, organisé par le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Fos-sur-Mer au cinéma L'Odyssée.

Plus de 70 personnes avaient répondu à l'appel et les échanges qui ont suivi la projection ont montré combien la parole ne demande qu'à se libérer sur ce sujet douloureux. « En 2017, il s'est produit en France 95 000 viols et tentatives de viol, une personne sur dix seulement portant plainte, a rappelé Éric Florentino, de l'association SOS femmes 13, qui animait le débat en compagnie de Céline Barre, de l'Amicale du nid, association luttant contre la prostitution. Et 90% des victimes connaissaient leur agresseur. L'année dernière en France, 130 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou compagnon. Si le film se passe en Égypte, le problème est bien universel. Ainsi, 100% des femmes qui utilisent la RATP et les transports en commun en banlieue parisienne ont déclaré avoir au moins une fois été victimes d'une agression à caractère sexuel, 100%, carrément ! » Céline Barre est alors intervenue : « Nombre de ces jeunes femmes pensent qu'elles sont responsables, il faut déconstruire ces préjugés sociaux. » « Les idées reçues et les représentations sociales sur les rapports entre hommes et femmes ont la vie dure », a soupiré Éric Florentino. Dans la salle, plusieurs mamans se sont exprimées et ont fait part de leur désarroi et de leurs craintes pour leurs propres filles. « Il faut que la honte et la peur changent de camp ! » pourrait être la conclusion et le résumé du débat. Caroline Roch, l'élue déléguée aux Violences familiales, était ravie du succès de cette rencontre et fière d'une mobilisation de plus en plus forte sur le sujet, d'année en année à Fos-sur-Mer. Mariama Kouloubaly-Abello, élue en charge de la Jeunesse également présente à la soirée, partageait cette satisfaction. En parler, c'est déjà combattre pour faire reculer ces inadmissibles comportements !

La Ville a édité une brochure dans laquelle se trouve une carte détachable qui synthétise tous les numéros d’urgence et ceux des services locaux ou partenaires concernant les violences familiales. Téléchargez-la en cliquant ici.