Riche de presque 60 ans d'histoire, le label « Villes et villages fleuris » a pour objectif de valoriser les communes qui œuvrent à la création d'un environnement favorable à l'accueil et au bien-être des habitants et des touristes. Il récompense les actions menées par les collectivités locales en faveur d'un patrimoine végétal et naturel propice à l'amélioration de la qualité de vie. Ce label mobilise près d'un tiers des communes françaises ; plus de 4 700 d'entre elles sont labellisées. C'est le cas de Fos-sur-Mer, qui arbore fièrement ses trois fleurs depuis l'année 2010. Sur les 47 communes labellisées des Bouches-du-Rhône, seules 17 peuvent afficher cette distinction. Le jury du Conseil national Villes et villages fleuris était justement présent aujourd'hui dans notre commune, où il a rencontré le maire, René Raimondi, la présidente de l'Office de tourisme, Anne-Caroline Walter-Cipréo, ainsi que les responsables communaux des espaces verts, avant d'effectuer en leur compagnie une visite complète de la ville.

« Évoluant avec les attentes des citoyens, le label s'engage aujourd'hui sur des enjeux tels que l'amélioration du cadre de vie, le développement de l'économie locale, l'attractivité touristique, le respect de l'environnement, la préservation du lien social et surtout la place du végétal dans l'aménagement des espaces publics, explique le Conseil national Villes et villages fleuris. Une ville fleurie, c'est une commune qui met en œuvre une politique de préservation de l'environnement à travers une gestion raisonnée de ses espaces verts. Les actions engagées concernent la qualité du sol, une consommation raisonnée de la ressource en eau, la diminution des pesticides, la valorisation des déchets verts ou encore une consommation raisonnée de l'énergie et des hydrocarbures. »

Ces préoccupations font écho à la démarche de la ville de Fos-sur-Mer. Adapter l’entretien des espaces en fonction de leur nature, de leur situation et de leur usage : tel est en effet le principe de la gestion différenciée des espaces verts, mise en place depuis cinq ans environ et aujourd’hui pleinement opérationnelle. « Cette démarche s’inscrit dans une perspective de développement durable, explique le responsable du service, Stanley Cardon. Elle vise en effet à préserver la biodiversité des espaces naturels, à limiter les pollutions, en bannissant l’utilisation de produits chimiques, et enfin à gérer les ressources naturelles, en veillant aux économies d’eau et à la gestion des déchets verts. » C’est ainsi que la « pelouse alternative » qui est désormais semée en ville, par exemple au parc Jonquière ou à la Saladelle (tranche 2), est quinze fois moins gourmande en eau qu’un gazon ordinaire, ou que le choix est à présent fait de privilégier des végétaux et essences locales, qui ne requièrent également que peu d’arrosage.