La première pierre en avait été posée il y a deux ans : ADF (Atelier de Fos) a inauguré ce matin en grande pompe, devant tout le gratin institutionnel du territoire, sa nouvelle unité de chaudronnerie à haute valeur ajoutée. Le bâtiment de 900 m2 qui l'abrite, de conception modulaire, est situé à La Feuillane, à proximité par conséquent des bassins du Grand Port maritime de Marseille-Fos. Cette localisation offre l'avantage de la forte présence de clients demandeurs de chaudronnerie grandes dimensions (Arcelor, raffineries, etc.) et/ou techniques (CEA, DCN, Areva, etc.), de fournisseurs et sous-traitants fidélisés - si le groupe ADN est international, présent dans 14 pays, son berceau est à Fos-sur-Mer –, ainsi que des facilités du port pour les transports volumineux. L'unité de chaudronnerie produira notamment des pièces complexes destinées au pas de tir de la fusée Ariane 6. L’investissement global atteint 3,5 millions d’euros, qui seront poussés à 5 millions d’ici 2020. Les emplois créés sont d’ores et déjà au nombre de 30, avec une montée en charge à 50 en 2019, puis 70 d’ici 2020.

« Fos demeure un enjeu stratégique considérable, trait d’union entre la Méditerranée et l’Europe du Nord, a déclaré Jean Hetsch, le Premier adjoint qui représentait pour l’inauguration le maire, qui n’avait pu se soustraire à des obligations prévues de longue date. Ainsi donc, notre zone reste dynamique et nous tous accompagnons ces mutations selon les enjeux du XXIe siècle. (...) La ville de Fos-sur-Mer, vous le savez, porte un discours audacieux qui vise à unir dans une même ambition la santé publique, la préservation de l’environnement et l’activité industrielle. C’est le défi du XXIe siècle, c’est le sens de l’histoire et je sais qu’avec des entrepreneurs de votre niveau, le pari sera gagnant. Il ne peut y avoir de zones sacrifiées où l’industrie porterait atteinte à la santé des travailleurs et des riverains. Il ne peut y avoir de zones où l’industrie mettrait à mal la richesse de notre biodiversité. Ces schémas-là sont dépassés : l’industrie doit se penser comme partie prenante d’un écosystème humain, économique, paysager. Vous comprenez ces enjeux et les mutations industrielles doivent être vues comme de nouvelles opportunités, comme autant d’occasions de se réinventer, de se repenser. (…) Fos, j’en suis certain, sera l’un des lieux d’où sortiront les nouveaux modèles industriels. ADF en est déjà partie prenante. »

La visite de l'installation et l'inauguration comme si vous y étiez dans notre reportage photographique en haut de la page.