« Le projet a été initié par le SMGETU (Syndicat mixte de gestion et d’exploitation des transports urbains ouest étang de Berre), fruit de la collaboration entre Ouest Provence et le Pays de Martigues, avant la création de la Métropole », rappelle le maire en ouvrant la réunion. De quoi s'agit-il ? De l'aménagement d'un « pôle d'échanges multimodal », autrement dit d'une gare routière, comprenant 4 quais de bus urbains, 5 quais de cars scolaires, un parking de 40 places pour véhicules légers - ouvert à tous - et un bâtiment destiné aux voyageurs, à usage commercial et d'exploitation.

Ce bâtiment de 193 m2, fait d'une structure métallique peinte surmontée d'une toiture en débord, de 500 m2, est destiné à accueillir les voyageurs dans une salle climatisée, équipée de WC et de distributeurs de boissons et produits de « snacking ». Il comprend également une salle de repos pour les chauffeurs. « Ainsi, au lieu de laisser tourner le moteur à l'arrêt en restant dans le bus, ils iront dans cette salle, ça diminuera les émissions d'échappement », observe le maire. En outre sont prévues la reprise et la reconfiguration de la voirie et des cheminements, ainsi que de nouveaux parcours pour les bus et les cars, afin qu'ils ne fassent plus demi-tour devant le collège. Enfin, des caméras de vidéo-surveillance seront installées pour sécuriser le lieu et permettre la vidéo-verbalisation : « Elle devrait résoudre le problème de l'indiscipline des automobilistes qui se garent n'importe où devant le collège, alors que le parking Charlie-Hebdo est juste à côté », explique l'édile.

Dans un premier temps, la construction de cette gare routière ne s'accompagnera d'aucune augmentation du trafic des bus et cars. En 2020 par contre, deux «lignes à haut niveau de service » seront créées, à destination d'Aix via Salon et Marseille via Martigues. Les travaux d'aménagement de la gare routière dureront un an, de l'automne 2017 à l'automne 2018, pour un budget global de 1,360 millions d'euros HT, financé par la Métropole, qui puisera dans les réserves constituées par le SMGETU, qui avait augmenté en prévision le montant du Versement transport, taxe payée par les entreprises, a indiqué le maire.