UN PILOTE ET UN ARBITRE

« Avec la crise que nous avons traversée, il faut que l’on se réinvente. Nous avons connu un temps de latence, avec le confinement ; nous devons maintenant travailler tous ensemble avec les habitants, les associations, les institutions territoriales, les industriels… Le maire ne peut rien faire seul. Je compte beaucoup sur l’équipe municipale pour être présente et relayer nos objectifs en termes d’action sociale, de sport, d’environnement…

Le rôle du maire est de piloter, de donner le cadre et les grandes lignes, de veiller à ce que ce cadre soit respecté et de jouer le rôle d’arbitre, de trancher. Chacun doit travailler dans la même direction, de concert. Il faut favoriser les liens entre les élus, la transversalité. Prenons l’exemple des incivilités, qui peuvent prendre la forme de dépôts sauvages de déchets à côté des containers, de crottes de chien… L’objectif est de fluidifier les relations sociales. Ces incivilités concernent la vie des quartiers, la prévention… Tout cela se croise. Le rôle du maire est d’accompagner les élus dans leur démarche, pour que leur action soit efficace : ce sont eux qui déterminent les politiques à conduire et qui en sont les moteurs, dans le respect des réglementations et en s’assurant la meilleure collaboration possible avec les services municipaux, compte tenu de leur fonctionnement propre. »

 

 

« CE QUE JE VEUX POUR LES FOSSÉENS »

« Dans notre action au quotidien au service des Fosséens, je veux faire en sorte qu’ils jouissent du cadre de vie le plus agréable possible, notamment en termes d’équipements. Le dernier chantier scolaire est engagé, avec la reconstruction de la maternelle Marie-Mauron. Il y aura bientôt la Maison de la Petite enfance. Les services que nous offrons à la population, pour les enfants ou les seniors, seront bien-sûr maintenus et améliorés. L’objectif est que personne ne se sente mis de côté, exclu, que personne ne soit en difficulté. La commune ne peut pas répondre à tout, mais ses services doivent être accessibles à tous. En ce qui concerne la qualité de vie, je souhaite aussi des évolutions sur certaines manifestations. Je vous promets des surprises pour Noël sur glace, nous y travaillons. Les Festines doivent évoluer aussi, qu’elles retrouvent une attractivité plus forte. En ce qui concerne l’urbanisme, le permis de construire est déposé pour 166 logements à Fanfarigoule, en locatif et en accession à la propriété. Nous travaillons pour optimiser les possibilités qui nous restent (avec les contraintes des zones industrielle et naturelle, des PPRT, de la base aérienne…) afin que les Fosséens qui cherchent un logement soient satisfaits. Nous avons obtenu la suspension de la carence en matière de logements sociaux, mais nous n’allons pas arrêter de produire des logements publics, comme à la Villa Beau-Rivage. Cette opération illustre notre volonté de rehausser le patrimoine historique de la commune, de faire apprécier la prestance architecturale sur l'une des voies les plus visibles de Fos, à l’entrée de la ville. Du côté du pouvoir d’achat des Fosséens, que nous souhaitons préserver et améliorer, outre le fait que nos services soient financièrement très accessibles, le chéquier de bons d’achats de décembre sera revalorisé sur six ans, et pourra être complété par des actions ponctuelles liées à l’actualité. »

 

LA MÉTROPOLE, LE PARKING 160 ET LE COMPLEXE PARSEMAIN

« Je vais m’attacher à avoir les relations les plus efficientes possibles avec la Métropole, qui ne doit pas être un frein, mais un outil qui accompagne l’action des communes. Ce qui fonctionne sur l’assainissement par exemple doit pouvoir se faire dans d’autres dossiers. Les barrages technocratiques doivent être levés – ou contournés. Prenons l’exemple du Parking 160 : il est inadmissible que depuis mai, en trois mois, la Métropole n’ait pas réussi à lancer les marchés et les appels d’offres en vue de faire les travaux. On en est toujours aux expertises et contre-expertises… 

On n’est pas dans l’action. Moi, je veux que la Métropole soit dans l’action, ou alors qu’elle me laisse les manettes ! Sur le dossier du complexe Parsemain, il y a une nouvelle gouvernance mise en place fin juillet, suite aux élections municipales qui désignent les conseillers communautaires. Mais il faut maintenant rattraper le temps perdu. On attend toujours la Clect ! [Commission locale d’évaluation des charges transférées, dont le rapport est nécessaire à la restitution à la commune de la gestion du complexe] Sur Parsemain encore, je suis inquiet à propos de la capacité de la Métropole à l’entretenir, y compris pour le stade de football. Le parquet de la salle de basket attend toujours d’être refait, il y a des herbes folles un peu partout sur les extérieurs… 

Les services municipaux, sont davantage en capacité de tout faire dans les délais mieux que la Métropole. C’est la proximité, c’est le rôle du maire, qui est au contact des utilisateurs et des spectateurs. J’ai la volonté d’investir pour améliorer Parsemain, par exemple avec une tribune pour le rugby ou un vestiaire pour le Fos Olympique club - on sait que la Métropole ne le fera pas. Mais il faut pour cela que nous en soyons propriétaires. »

 

 

 

POUR DE NOUVELLES IMPLANTATIONS INDUSTRIELLES ÉCORESPONSABLES

« J’ai la volonté d’avoir une démarche de dialogue et d’ouverture avec le Grand port maritime de Marseille-Fos et avec les industriels. Parce qu’il n’y a pas eu d’implantation importante ces dernières années et que nous devons être des acteurs efficaces dans ce domaine. J’ai rencontré trois fois déjà Hervé Martel, le directeur du GPMM. Il faut travailler en amont sur la destination des terrains libres, pour déterminer quel type d’activités accueillir en complémentarité avec les entreprises déjà implantées. Il faut purger ces terrains des enquêtes environnementale et archéologique pour que les prospects puissent réaliser leur implantation rapidement. Ces implantations doivent être discutées avec la commune, pour obtenir leur acceptabilité, qu’on ne nous les impose plus. Elles sont très importantes économiquement, nous devons continuer à développer la zone, pour l’emploi comme pour les ressources de la commune. Le travail est à faire avec les industriels pour rester vigilants vis-à-vis des rejets polluants et les pouvoirs publics doivent être « dans la boucle » et ne pas eux méconnaître les impacts environnementaux et sanitaires des entreprises. D’où l’importance du registre des cancers et des enquêtes épidémiologiques à conduire sur notre territoire, qui nous apporteront des réponses. L’État doit jouer son rôle de protection de la population. J’ai une sensibilité personnelle au thème de l’environnement et j'ai souhaité en faire une délégation à part entière. Nous ne pouvons pas ignorer cette thématique. Elle sera mise en avant, y compris dans les chantiers que nous mènerons. Tout doit passer par ce prisme. »