Le Tribunal administratif annule la délibération du conseil municipal.

"Je ne suis pas surpris par cette décision du Tribunal, mais je regrette que les nouveaux rythmes scolaires aient pour effet de nous tirer vers le bas par rapport à ce qui a été fait chez nous", a réagi le maire de Fos-sur-Mer, en apprenant l'ordonnance rendue hier matin par la juridiction administrative de Marseille.

La décision du Tribunal s'appuie sur la compétence du directeur académique des services de l'éducation nationale pour arrêter l'organisation de la semaine scolaire. Ce dernier n'ayant pas autorisé la Ville de Fos-sur-Mer à y déroger, ni à expérimenter une autre organisation des rythmes scolaires, le Tribunal a donc suspendu les délibérations du conseil municipal du 2 juin et du 9 septembre 2014, qui maintenaient l'organisation du temps scolaires sur quatre jours.

La délibération du conseil municipal avait été votée à l'unanimité, en juin dernier, après concertation des parents d'élèves, qui ont refusé, dès la rentrée, de mettre leurs enfants à l'école le mercredi matin. Mais la municipalité n'a jamais empêché l'accès aux écoles. "Aujourd'hui, il y a encore des parents qui n'envoient pas leurs enfants le mercredi matin, mais il n'y a pas de consignes de notre part en ce sens", précise le maire.

Entamant dès avant la rentrée un dialogue avec le ministère de l'Education nationale, l'édile ira à Paris, jeudi 16 octobre, pour être reçu par le cabinet de la ministre, afin d'exposer un projet pédagogique déjà mis en oeuvre sur la commune depuis de longues années qui répond à l'esprit de la réforme. Il s'agit de soumettre un projet d'organisation qui vise à allonger les quatre matinées d'enseignement d'une demi-heure, puisque l'enfant est plus attentif le matin que le soir. Il sera accompagné du maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône, Martial Alvarez, dont la municipalité s'est aussi engagée dans le mouvement "Pas d'école le mercredi". Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône sont les deux seules communes des Bouches-du-Rhône à exprimer leur désaccord sur les effets de l'application de la réforme des rythmes scolaires, en réclamant une adaptation expérimentale.

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