"Les chercheurs ont travaillé sur la perception que peuvent avoir les habitants du rapport entre la pollution atmosphérique et l'état de santé. Le résultat de l'étude démontre qu'il existe bien une vraie inquiétude sur la question de la pollution.

L'inquiétude est née de l'installation de l'incinérateur imposé par la ville de Marseille, qui a renforcé d'autant la menace d'une pollution atmosphérique. De plus, l'absence de communication des services de l'État - que ce soit l'Agence régionale de santé (ARS) ou la sécurité sociale - n'a fait que renforcer le doute auprès de la population fosséenne.
Ce doute est d'autant plus fort pour les habitants qui travaillent sur la zone industrielle et sont donc exposés de façon plus importante aux effets de la pollution. Or, tout le monde a un membre de sa famille qui y travaille et sait donc bien ce que cela signifie en matière de risques.

L'intérêt de cette étude est d'être un lanceur d'alerte de plus, comme l'ont été les autres études menées jusqu'à présent, et comme l'est aussi l'Institut éco-citoyen qui travaille sur le vivant. Après toutes ces différentes alertes, c'est aux services de l'État de réagir. La Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) et l'ARS doivent maintenant mener un vrai travail concernant les effets des pollutions industrielles sur la santé des habitants.

Les industriels de la zone portuaire de Fos ont fait de réels efforts en matière de transparence, qui sont unanimement reconnus. Ils ont levé le voile en ouvrant leurs portes, en montrant leur fonctionnement, en étant prêts à discuter avec tout le monde. A l'inverse, les services de l'État n'ont pas adopté la même attitude.
 
Si aujourd'hui il y a un problème grave qui menace la santé de nos habitants, il faut le dire et il faut le régler. C'est maintenant à l'État de s'en saisir et de réagir."

Lire notre article à propos de cette étude : Environnement : la santé impactée