Ils étaient huit enfants adhérents de la Maison des jeunes (MDJ), âgés de 11 à 14 ans, à se présenter à 14h, cet après-midi au gymnase des Carabins. L'Éducateur territorial des activités physiques et sportives (Étaps) Philippe Del Corso les attendait de pied ferme, pour la première sortie en VTT organisée par la Maison des jeunes depuis le confinement ! Tous les vélos avaient bien-sûr été au préalable soigneusement désinfectés (surtout le guidon, les poignées et les selles).

Pourquoi huit enfants seulement ? La faute à l'état d'urgence sanitaire, qui interdit les activités pour plus de 10 personnes : si l'on ajoute aux jeunes vététistes les deux animateurs de la Maison des jeunes venus les encadrer, Frédéric Petrucci et Raphaël Carboni, le compte est bon.

Les nouvelles règles sanitaires viennent un peu compliquer la pratique, rappelées à toute la troupe avant le départ par Philippe Del Corso : en cheminement à pied, la distance entre chaque personne doit être de 3 m, et de 10 m lorsque les vélos roulent ! Contraignant, mais pas de quoi gâcher la fête. Au programme du groupe, un parcours longeant l'étang de l'Estomac avant de monter dans la colline. Au total, la petite randonnée s'allongera sur une douzaine de kilomètres. « Ça fait du bien de faire un peu d'exercice physique », se réjouit Kays, 11 ans et demi. Mais ce n'est pas la seule raison qui explique le grand sourire qui éclaire son visage : il est ravi de retrouver les copains de la MDJ ! « Ça fait deux mois et demi que je ne les avais pas vus », soupire-t-il.

« Le VTT est un sport individuel de plein air, c'est pourquoi il est plus simple de reprendre cette pratique, compte tenu des règles sanitaires en vigueur », explique l'Étaps. Certains de ses collègues de la direction des Sports ont également repris leurs activités : ni voile, ni kayak, sports plus compliqués à pratiquer dans la période actuelle - sans parler des sports collectifs, toujours interdits -, mais une initiation à l'athlétisme dans les écoles. En effet, pendant les récréations, plutôt que ces pauvres enfants soient cantonnés à ne rien faire dans leur « espace sanitaire privatif », la Ville a proposé aux groupes scolaires d'encadrer cette activité dans la cour (quitter l'école est également encore interdit). Les écoles Joseph-d'Arbaud, Gilbert-Del Corso et Michel-Gérachios ont accepté la proposition. Les éducateurs sportifs sont ainsi heureux de pouvoir exercer à nouveau leur métier, et les récrés des enfants sont plus ludiques.

 

Texte : Olivier Bonnet / Photos : Philippe Soulat