LES AMIS DU VIEUX FOS : L’association se présente.

C’est une association créée le 23 juin 1967 par quelques Fosséens qui ont marqué leur époque : Jean-Jacques Feraud Maire de l’époque, Monsieur Léon Arnaud son premier Président, Monsieur Eugène Hertsoën, généreux mécène, le Docteur Jacques Parsemain, Monsieur Paul Duval architecte, Monsieur Pierre Orlandi et bien d’autres.

Le but était de promouvoir l’image de Fos et de son passé historique très riche. Les premières années, (sous la présidence de Monsieur Léon Arnaud) furent consacrées à l’archéologie sous-marine du Golfe de Fos, avec des plongeurs réputés, sous la direction de Monsieur Paul Gimet qui succéda à Monsieur Léon Arnaud.

de gauche à droite : Paul Duval, Léon Arnaud, Eugène Hertsoën, Pierre Orlandi

 

D’innombrables objets de valeur furent ramenés par nos plongeurs, amphores, poteries, lampes à huile, une pompe de cale unique, (la plupart sont maintenant au Musée d’Istres) et environ 2000 pièces de monnaies diverses. L’Association des Amis du Vieux Fos, avec la bénédiction et l’aide de la Mairie de l’époque, créa un Musée dans la Chapelle de la Mer, qui perdura pendant des années, jusqu’en 2002. Il était essentiellement animé par «Fifi» Crusnaire, Paul Gimet, deuxième Président de l’association, et monsieur Bobeda.

"C’était la fin du Musée, mais notre nom figurait encore il n’y a pas si longtemps sur le fronton de la porte d’entrée de la chapelle jusqu’à sa restauration, Monsieur le maire s’est engagé à créer en remplacement un petit monument a proximité pour rappeler l’engagement de notre association."

En 2003 par la volonté du Conseil d’Administration présidé par Michel Leroy, le nouveau président suite au décès de Paul Gimet, l’Association s’est orientée vers d’autres activités, en particulier sur l’étude de notre histoire antique et médiévale, par la lecture des historiens anciens.

"Il est prévu qu’une bibliothèque sera créée dès que nous serons en possession d’un local sécurisé. De nombreuses conférences sont organisées sur différents thèmes régionalistes. Un livre « La merveilleuse histoire des fosses Mariennes et Marius en Provence » a été conçu et publié, il n’en reste malheureusement que quelques exemplaires.

Un projet inspiré de notre culture régionale a été traité : la cuisine du terroir, Avec l’aide des Papis et Mamies un livre de recettes en 2 tomes a été édité, il est toujours à la vente. Nous avons réalisé un ouvrage (qui nous a pris deux ans de travail) qui a eu un énorme succès (plus de 1000 exemplaires vendus) sur les rues, chemins, lieu-dit, quartiers aux toponymies provençales. Nous avons également mis en œuvre des opuscules sur les monuments locaux. Il a été réalisé des sorties à vocation culturelle, comme par exemple la visite des Musées de Quinson, de Arles, de Mougins et à Saint-Michel l’Observatoire, d’autres sont en préparation."

 

Les Amis du Vieux Fos - 2014

 

Aujourd’hui l’association est constituée de plus de 300 membres, elle organise au minimum trois journées récréatives dans l’année, avec repas, avec chaque fois que nous le pouvons au menu les « Moules Fosséennes » et les « moules de Jean-Mi ».

Il n’y a aucune obligation particulière pour adhérer aux Amis du vieux Fos, sinon d’en avoir envie et d’aimer notre commune.

 

 

Ramona Rossi : « J’ai travaillé dans le tunnel de l’Hauture »

Elle a travaillé sous les ordres des Allemands, à 14 ans, en 1944. Voici son témoignage.

« Il n’y a plus beaucoup d’anciens Fosséens qui peuvent vous dire ce que je vais vous raconter, prévient Ramona Rossi, 88 ans. En 1944, j’avais 14 ans et ceux qui travaillaient avec moi étaient beaucoup plus âgés et ne sont plus là aujourd’hui. À l’époque, les enfants étaient envoyés à la campagne, en Ardèche par exemple,  chez des paysans. Pour m’éviter de devoir partir, le maire d’alors, Bruno Arnaud, m’a faite passer pour sa fille ! Mais en échange, j’ai été obligée de travailler pour les Allemands. J’ai été pour ainsi dire réquisitionnée. C’est comme cela que j’ai travaillé dans le tunnel, en tant que bonne, à nettoyer les chambres des officiers et la cuisine. Après cela, je suis parti en Crau faire des pyramides de pierres pour empêcher les avions d’atterrir. 

Ensuite, à Valentoulin, on faisait des fascines, ces fagots de branches de pin utilisés pour camoufler les blockhaus. »

Et pour revenir au tunnel ? « Mes beaux-parents possédaient un terrain avec une petite maison juste en face, et même un morceau du tunnel lui-même, où ma belle-mère élevait des lapins et entreposait son charbon et son bois de chauffage, après la guerre », révèle Ramona Rossi, qui ignore la date précise de la construction de ce souterrain : « On m’a toujours dit que le tunnel existait avant les Allemands. Mon père et mon grand-père y ont travaillé pour faire du terrassement, mais c’était sous les ordres des Allemands. »

 

L'équipe employée au creusement du souterrain de l'Hauture en 1943 (coll. Union des Anciens combattants de Fos-sur-Mer).

 

 

Jean-Yves Duboc, à la pêche aux amphores

Jean-Yves Duboc, président du club fosséen de plongée, pratique cette discipline depuis la fin des années 80 et fait appel à ses souvenirs : « À l’époque, des amphores, il y en avait par milliers ! Il suffisait de déclarer qu’on en avait une pour avoir le droit de la garder et c’était une fierté pour les plongeurs d’en posséder un exemplaire chez eux. Et puis cela a débouché sur un trafic de revente d’amphores, de plus en plus cher, et l’État a donné au Drassm le monopole des recherches sous-marines. Aujourd’hui, on n’a plus le droit de remonter une amphore. Souvent, nous faisons des baptêmes sur des sites où il reste beaucoup de débris reconnaissables, à 100 m à peine de la digue sud du port Saint Gervais. C’est l’avantage de la plongée à Fos : on peut montrer aux jeunes des vestiges antiques. »