La délégation conduite par les maires de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône a été reçue aujourd'hui à Paris par les conseillers de la ministre de l'Education nationale.

Au sortir de cet entretien, le maire de Fos n'a pas caché sa déception : "Une fois de plus reçus dans un ministère pour discuter d'un dossier qui nous parait majeur, nous avons été écoutés mais pas entendus. Nous avons remis un rapport circonstancié présentant l'ampleur du dispositif éducatif mis en place sur la commune depuis plus de 20 ans. A aucun moment, nos interlocuteurs ne l'ont consulté, ni même parcouru. Nous avons franchement eu l'impression qu'ils ne souhaitaient pas parler du fond, c'est-à-dire de l'intérêt de l'enfant, préférant s'arc-bouter sur la défense de ce décret."

Voulant coûte que coûte rester fidèles à la plus stricte application de la nouvelle loi sur les rythmes scolaires, les conseillers de la ministre ont rejeté toute proposition de dérogation à la demi-journée supplémentaire de classe le mercredi matin. "C'est le pot de terre contre le pot de fer", résume le maire de Fos. La seule ouverture faite par le ministère a consisté à accorder une dérogation à la date limite de dépôt d'un projet d'expérimentation, tout en rappelant que celui-ci ne pouvait déroger à la règle des cinq matinées de classes dans la semaine.

"Ce n'est absolument pas ce que nous étions venus demander, ajoute l'édile fosséen. Je suis très déçu du comportement du gouvernement. A chaque fois que nous abordons des dossiers de fond, tels que ceux de la métropole ou des rythmes scolaires, les ministres nous écoutent mais ne nous entendent jamais."

"Je laisserai le soin aux parents d'élèves de décider de la suite à donner au mouvement "Pas d'école le mercredi", conclut le maire, qui doit organiser une réunion en mairie avec les parents d'élèves lundi prochain, même si les vacances auront déjà commencé.

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