Prenons la Rue Lamartine par les escaliers pour arriver sur la place du château, ancienne place du Marché, et précédemment place Jeanne-d'Arc. A noter que la statue existe toujours, dans sa niche à l'angle de la rue de la République. 
Les anciennes halles, où se tenait les marchés du mercredi et du samedi, ont abrité par la suite les locaux de la mutuelle des travailleurs, une annexe de la mairie et la police municipale. Ces bâtiments ont été détruits en 1987. 

Rendez-vous ensuite sur la Place de l'Hôtel de ville, où se trouvait la Mairie jusqu'en janvier 1977. À coté de la mairie, on trouvait la Café du Nord et la Boucherie Bernard. C'était également le début du Chemin de la Croix, qui menait en 1950 au stade de la cité Lafarge. 

Nous voici en Place Centrale, appelé place du marché en 1880, où on retrouvait les animations et les commerces. C'est aujourd'hui la Place de la République. Son aspect général est le même. Au milieu y figurait une fontaine surmontée d'une statue de bronze représentant l'agriculture. Celle-ci fut démontée pendant la seconde guerre mondiale pour récupérer le bronze. 

Sur la façade du Bar du commerce, appelé successivement Café du midi (tenu par les Féraud et Deygalier) puis Bar et Grand Hôtel du Commerce,une montre solaire avait été placé en 1872. 

Toute les fêtes, celle du 15 août en particulier, se déroulaient sur la place centrale. C'était le coeur du village.  Des baraques foraines s'installaient sur l'avenue d'Istres (Avenue Camille Pelletan). Toujours sur cette avenue d'Istres, le café-restaurant du Littoral, avec sa grande terrasse et ses platanes. En 1950, la grande terrasse a fait place à un parking de voitures; en 1987, elle est devenue la Place de la Paix. 
Un cinéma jouxtait l'hôtel, animé par monsieur Martinez. Avant que la salle de ne soit installée à cet endroit, les séances se déroulaient dans la grande salle du Bar du Commerce. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le saviez-vous ? 

Au cours du 19e siècle, Fos-sur-Mer a connu une mutation économique et sociale décisive, avec l'installation des premières industries. La bourgade compte alors 1800 âmes, parmi lesquelles les dirigeants de ces industries et les riches négociants de Marseille, Salon et Avignon, heureux de trouver à Fos-sur-Mer une station balnéaire proche. Ils se font ériger de superbes demeures qu'ils occupent la belle saison.

À Fos, quelques habitations datées du 19e siècle comportent sur leur façade un galet noir, placé là en guise de protection contre la foudre et les maléfices. Le plus important de ces galets, de la taille d'un ballon de rugby, se trouve au pied externe de la tour de l'horloge.

Prochaine étape : l'allée des Pins et les Ponts de la ville

 

source : "Fos, ma ville".