Jean-luc Legrand, entraîneur au sein du Club gymnique fosséen, n’a pas oublié le petit Nicolas Allard : « Il était gentil, poli, doué et surtout très travailleur, avec de la rigueur et du sérieux, témoigne-t-il. Il avait le désir d’aller le plus loin possible dans la précision du mouvement, de la posture. Il se faisait remarquer par son investissement, la qualité de sa gestuelle. Ça ne me surprend pas qu’il se soit orienté vers le cirque :

la gymnastique est très rigide et il avait un tempérament artistique qu’il peut mieux exprimer ainsi. Qu’il ait réussi à percer aujourd’hui ne m’étonne pas non plus : c’est l’un des minots avec lesquels je me suis le plus régalé ! » Et en effet, à 21 ans, Nicolas a connu une consécration au 41e Festival mondial du cirque de demain, qui accueillait en janvier dernier à Paris des artistes de moins de 25 ans du monde entier : il a remporté avec son partenaire une médaille d’or pour leur numéro de trapèze ballant synchronisé.

« Ce sont un peu les Jeux Olympiques du cirque, explique-t-il. Depuis cette médaille d’or, nous sommes déjà invités à un festival à Moscou en septembre, en Chine en novembre et nous avons reçu pas mal de propositions de contrat. Cette médaille d’or fait chaud au coeur parce qu’on se dit que le travail paye. » Le jeune fosséen sait de quoi il parle, sortant de trois années à l’École nationale du cirque de Montréal à raison de 45 h d’entraînement par semaine ! C’est à l’âge de 13 ans qu’il décide d’abandonner la gymnastique - il a fait sport-études au collège - pour le cirque, d’où sa décision de partir seul à 15 ans vivre à Châtellerault, pour faire en deux ans l’École nationale du cirque, avant d’être admis et diplômé de son homologue canadienne, ce qui l’a obligé à partir vivre seul une nouvelle fois à 18 ans. « Il faut se donner la peine de travailler et ne pas avoir peur de tout quitter pour ses rêves : un jour tu vas tout retrouver ! », conclut Nicolas.

Célien et Nicolas 41ème Festival du Cirque de Demain