Conclusions du débat

Les premières réflexions autour de ce projet datant de 1960, les acteurs se sont félicités d'achever cette première étape.

 

Le débat organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) se voulait initialement le plus large possible, mais il a été impacté par la crise sanitaire. La réadaptation du calendrier, les rencontres en visioconférence et le couvre-feu ont freiné les échanges et la participation.

Du simple citoyen aux entreprises incontournables du territoire, la parole était donnée équitablement à de nombreux acteurs invités à répondre aux questions suivantes : « Quelle mobilité pour demain ? » ou «  Quelles recommandations pour la décision publique ? »

L'investissement des participants s'est concrétisé par 41 cahiers d'acteurs publiés via la plateforme en ligne du débat et des ateliers menés collectivement, venus compléter 19 séances de débat public.

Majoritairement, les intervenants sont tombés d'accord sur les conclusions suivantes :

 

  • la nécessité d'une solution multimodale dans laquelle les modes de transport sont complémentaires, qui tienne compte du développement des transports fluviaux/maritime, ferroviaire et transports doux
  • la nécessité d'une réflexion plus globale concernant le territoire, conciliant les enjeux économiques et environnementaux, et qui garantisse la préservation de la santé et sécurité des habitants
  •  l'urgence du projet, étant donné la congestion et la dangerosité croissantes du trafic actuel
  • la gratuité de la liaison dans le cas d'une option autoroutière

 

Plusieurs acteurs ont également rappelé les points de vigilance à ne surtout pas négliger.

 

Pour exemple, Jean Hetsch, Maire de Fos-sur-Mer, a mis en garde une fois de plus contre la proximité de la liaison et du transport de matières dangereuses avec certaines habitations fosséennes, ce qui pourrait engendrer de graves accidents, jusqu'à 8 500 personnes potentiellement exposées.

Un autre point de vigilance important est la préservation des terrains agricoles et donc de la nappe phréatique de la Crau, qui permet tout juste d'alimenter les besoins actuels du territoire.

A l'issue du débat, des questions importantes demeurent en matière de financement, environnement et temporalité du projet. Des précisions sont à apporter sur ces points pour que le projet puisse être réellement qualifié de progrès pour le territoire.

 

 

Une nouvelle étape commence

Un compte-rendu sera rendu public par la CNDP d'ici fin mars, un bilan à partir duquel l'Etat et la DREAL se sont engagés à apporter des réponses précises.

Au regard des échanges, la DREAL PACA, Maître d'ouvrage, a déjà confirmé la raison d'être du projet. Parmi les options et variantes proposées, la version 1 serait la plus adaptée, avec une liaison à 2x2 voies.

Les représentants de l'Etat veilleront à assurer la complémentarité des modes et à tenir compte des préoccupations environnementales.

Les modalités de financement seront apportées par l'Etat, qui souhaite également réaliser des investissements pour augmenter la part modale du fer, développer le fret fluvial du Rhône, et garantir l'avenir du site de la gare de triage de Miramas. 

Un premier calendrier a été annoncé par le préfet :

  • Juin 2021 : prise en main du dossier par le ministère des transports
  • 2027 : démarrage des travaux
  • 2030 : mise en service de la nouvelle liaison routière 

Le débat continue

L'Etat, en la personne du préfet, s'est engagé à poursuivre la concertation jusqu'à l'aboutissement du projet. D'ici la fin du trimestre, le préfet organisera une première table ronde avec les acteurs économiques, élus locaux et représentants associatifs.

La CNDP conserve son rôle d'accompagnateur en apportant des recommandations sur la manière de prolonger la concertation.

Pour aller plus loin : Toute la documentation relative au débat public Fos-Salon est disponible sur le site internet dédié au projet : https://fos-salon.debatpublic.fr/

 

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