L'archéologue et conférencier Jean-Philippe Lagrue anime depuis 2014, dans le cadre de la médiathèque, des conférences historiques déclinant de multiples aspects de la vie au Moyen-Âge dans notre région, la Basse-Provence, du quotidien des habitants à la culture de l'époque. Actuellement, le cycle s'intitule Je découvre le Moyen-Âge ; art et société de la France gothique. Et pandémie oblige, les conférences se tiennent désormais en « visio », sur Internet.

Plus interactif qu'en présentiel

« À la suite des annulations causées par les confinements, nous sommes passés en visioconférence depuis le mois de janvier 2021, confirme Jean-Philippe Lagrue. Il y avait des difficultés techniques : il faut diffuser pendant la conférence un diaporama d'une centaine de photos, très lourd... Je me suis formé tout seul en regardant des tutos et j'utilise l'application Teams. Lorsque les gens s'inscrivent, je leur envoie le lien vers la conférence et ils n'ont pas besoin de télécharger l'application, ça fonctionne automatiquement. » Une trentaine de spectateurs est présente à chaque rendez-vous. « Il faut surveiller que personne n'ait de problèmes techniques, de soucis de connexion, tout en pensant à ce qu'on veut dire, à la conférence elle-même... C'est beaucoup de concentration, c'est très fatigant ! Au bout d'une heure et demi de conférence, j'ai souvent besoin de sortir m'aérer, d'aller faire un tour... » Les exposés de l'archéologue ménagent bien-sûr des temps dévolus aux questions et réponses : « L'interactivité est plus forte que pendant les conférences en présentiel, j'ai beaucoup de questions, et pertinentes, pas sur la forme, sur le fond, apprécie Jean-Philippe Lagrue. Les gens sont très contents. Dans la période que nous vivons, chaque planche de salut culturelle qui se présente, on se jette dessus ! » N'hésitez pas, à votre tour, à profiter de l'aubaine. Thème du prochain rendez-vous : la peinture française gothique, des Frères Limbourg à Enguerrand Quarton.

Programme du 5 mai

« La peinture connaît un énorme développement à partir du XIIIe siècle et prend des formes multiples : peintures d’autels, retables, fresques, vitraux, enluminures, tableaux de dévotion et au XIVe, décors profanes et portraits. Les peintres, généralement issus de familles d’artistes et de dynasties, sont attachés à des commanditaires et appelés à mener un genre de vie nomade, de ville en ville, loin de leur lieu d’origine. La plupart végètent dans une réelle médiocrité et se rangent parmi les artistes les moins privilégiés, derrière les architectes, les sculpteurs et les orfèvres. Seuls les peintres Jean Fouquet, Jean Van Eyck, les frères Limbourg, Enguerrand ou Nicolas Froment, ont pu bénéficier d’un régime de faveur et connaître une ascension sociale, conséquence de leur talent et/ou de leur ténacité. »

Mercredi 5 mai à 15h ; inscription avant le 4 mai dernier délai au 04 42 11 27 58