L’expatrié aux bois jolis.

C’est l’histoire d’un conscrit de la classe 1979 qui vous est relatée au travers de ce récit. L’intéressé n’est autre que Michel Féraud, (le fils d’un ancien maire de Fos). Il nous raconte : « J’ai fait mon service militaire, 16 mois dans la marine. Et le pompon rouge m’a porté chance car j’ai pu ensuite travailler pendant 5 ans à l’arsenal », et de continuer, avec ce bel accent qu’il a su conserver, « les 10 années qui suivirent, j’ai fait différents boulots avant de créer ma première entreprise d’informatique, avec la fierté d’avoir contribué à la création du site du Conseil Général du Var ».

Sur sa lancée, Michel nous explique qu’en 2005, il a vendu son « bébé » ayant décidé de vivre plus sereinement dans un environnement plus vert, plus aéré, moins peuplé… à la campagne tout simplement !

La Dordogne, en Périgord vert, s’impose alors comme une évidence. "J’ai trouvé mon paradis d’un hectare en pleine forêt, dans la commune de Paussac et Saint-Vivien (24) ". Mais, précise-t-il en riant « cela n’a pas été simple pour ma société d’informatique, le premier relais étant à 6 kilomètre ; aujourd’hui, grâce au satellite, tout roule ! »

Marié avec Jany, il comble ses heures de loisirs avec les 3 petits enfants de cette dernière. Michel intarissable raconte « Le matin, je fais de longues marches dans la forêt, je croise des chevreuils. Aujourd’hui, j’ai ramené 2 kilos de prunes sauvages, pas loin de la maison je trouve parfois des fraises des bois et en automne, ce sont les cèpes qui m’accaparent ». Voilà une vie à la campagne bien remplie.

Et Fos ? Pas de regrets ? Pas de nostalgie ? « À part les moustiques qui ne me manquent pas beaucoup (il n’y en a pas ici), des regrets je n’en éprouve pas vraiment, mais de la nostalgie oui ! La nostalgie du Fos de mon enfance, l’immense plage du Cavaou de l’époque, celle des manades… et puis L’Hauture qui est pour moi le lieu emblématique du village ».

Ému, il poursuit « 2 à 3 fois par an, j’y reviens, je me ressource et me recueille où les anciens de ma famille reposent au pied du clocher », un instant sa voix se tait… avant de poursuivre « je suis parti jeune de mon village, ma vie est ailleurs, mais jamais je ne renierai mes racines fosséennes et les paysages qui s’y rattachent…  l’étang et ses flamants… ses remparts… la mer et les plages… ce sont ces images qui remontent à ma mémoire quand j’évoque la ville où j’ai grandi. Mon cœur et mon âme resteront en Provence pour longtemps…"

  Un grand merci Michel, pour votre témoignage et à bientôt peut-être.

 

Rédaction : Philippe Soulat