Le projet « Solidarité postale » a été lancé en décembre dernier, à l’approche de Noël, par le Centre social fosséen et le service aux Aînés. L’idée était d’inviter une dizaine d’enfants de 6 à 10 ans de la Maison de quartier du Mazet à écrire à des seniors isolés : « Ce qui compte, c'est dire à ces seniors que quelqu'un pense à eux », explique Émeline Sansone, référente de l’opération au sein du service aux Aînés. L’initiative a dépassé toutes les espérances : aussi bien les enfants que les seniors ont été ravis de cette correspondance, si bien qu’elle se poursuit encore aujourd’hui. Émeline s’est ainsi rendue cette semaine chez Gabrielle Venturi, 73 ans, accompagnée de Christine Carton, élue déléguée aux Relations intergénérationnelles, pour lui remettre une deuxième lettre de la petite Alicia, 10 ans, elle-même faisant suite au courrier reçu en réponse à sa première missive. Avec deux cadeaux en bonus : un tableau sur toile réalisé par la pitchounette et une gourmandise ! « Comme c’est gentil, fond Gabrielle. La dernière fois, je lui avais offert un porte-monnaie en cuir ; cette fois-ci, je lui ai acheté un petit sac. »

Du réconfort en cette période douloureuse

Veuve depuis tout juste un an, l’habituée de la Farigoule, le foyer des seniors fosséens, s’oblige à rester active pour ne pas se laisser dépérir. « Hier, j’ai fait sept kilomètres à pied du côté de la colline, avec une copine », annonce-t-elle fièrement. Très heureuse de la visite de Christine et Émeline, elle leur confie, la voix pleine de regrets : « Je ne vois pas beaucoup mes petits-enfants qui sont loin, confinés à Versailles. » « Vous les retrouvez un petit peu à travers Alicia », remarque l’élue. La senior opine : « J’espère vraiment pouvoir la rencontrer ! » Réponse de Christine Carton : « C’est prévu. Nous attendons seulement de pouvoir le faire dans de bonnes conditions. » Après la visite à Gabrielle, l’élue et l’animatrice devaient enchaîner en se rendant chez Martine Savioli, 71 ans, veuve également mais depuis quatre mois à peine. En cette période si douloureuse, Martine aura trouvé du réconfort dans la lettre et les cadeaux du petit Philippe, un tableau et un bracelet. L’intergénérationnel, c’est formidable !