Début avril a été diffusé dans toutes les boîtes aux lettres de la ville la nouvelle version du Document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim, à télécharger ici), qui dresse l’inventaire des risques auxquels la commune est soumise et les consignes associées pour les prévenir et y faire face. Le maire, René Raimondi, a souhaité accompagner cette parution, destinée à l'ensemble de la population, d'une sensibilisation spécifique pour les écoliers fosséens. C'est ainsi qu'une délégation des différents acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des risques majeurs a fait ce mois-ci le tour des cinq écoles élémentaires, afin de venir à la rencontre des CM1 et CM2. Nous l'avons suivie à l'école du Mazet.

Autour de Marion Jolivet, ingénieure responsable du service Risques majeurs, étaient ce jour-là réunis Stéphane Duong, adjoint au directeur de la Police municipale, le lieutenant Frédéric Llorente, officier en second du centre de secours des pompiers de Fos-sur-Mer, ainsi que Marcel Mira, responsable des 50 bénévoles de la Réserve communale de sécurité civile, accompagné de son adjoint, Michel Moncel. Chacun s'est tout d'abord présenté aux écoliers, expliquant le rôle rempli dans le cadre du Plan communal de sauvegarde, qui prévoit toutes les procédures à suivre pour chacun en cas de crise.

Marion Jolivet a ensuite joué les maîtresses d'école, pour présenter à la classe un exposé très complet sur le sujet. Risques de la vie quotidienne, risques liés aux transports, risques naturels ou technologiques, risques « ordinaires » ou risques majeurs : durant une heure de présentation, émaillée des interventions pour les sujets les concernant directement du policier, du pompier ou des réservistes, l'ingénieure a fait le point en un vaste tour d'horizon. L'occasion de rappeler aux écoliers certaines règles telles que le respect de l'interdiction des massifs forestiers lorsque celle-ci est effective, en cas de sécheresse et/ou de mistral, pour ne pas se mettre en danger, l'interdiction de jouer avec des allumettes ou des pétards... Les enfants étaient invités à participer et nos intervenants ont répondu à toutes leurs questions. Pourquoi les parents ne doivent pas venir les chercher à l'école en cas d'alerte ? Parce qu'ils sont davantage en sécurité dans les locaux scolaires. Faut-il téléphoner ? Non, il faut éviter une saturation des lignes téléphoniques et les libérer pour les services de secours. Faut-il rester dans la cour ? Non, il faut rejoindre le local prévu pour rester confiné à l'intérieur de l'établissement. Comment reconnaît-on la sirène indiquant un accident ? Marion la leur fait écouter à l'aide de son téléphone portable. Au terme de cette sensibilisation, à laquelle les élèves se sont montrés très réceptifs, la prise de conscience a progressé : ne dit-on pas qu'un homme averti, même âgé d'une dizaine d'années, en vaut deux ?