L’ALTERNANCE, POUR QUI ?

L’alternance comprend deux types de contrats : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation, qui répondent au même objectif de montée en compétence du salarié, en conjuguant travail en entreprise et formation théorique.

Le contrat d’apprentissage

 

  • Pour les jeunes âgés de 16 à 29 ans révolus. Les jeunes ayant achevé le 1er cycle de l’enseignement secondaire peuvent être inscrits en apprentissage, sous statut scolaire, dans un lycée professionnel ou dans un centre de formation d’apprentis à l’âge de 15 ans révolus.
  • Peuvent entrer en apprentissage au-delà de 29 ans révolus, les apprentis préparant un diplôme ou un titre supérieur à celui déjà obtenu, les travailleurs handicapés, les personnes ayant un projet de création ou de reprise d’entreprise, les sportifs de haut niveau.
  • Les employeurs : les entreprises relevant du secteur artisanal, commercial, industriel, agricole ainsi que les employeurs du milieu associatif et des professions libérales ; les employeurs du secteur public non industriel et commercial.

Le contrat de professionnalisation

 

  •  Pour les jeunes âgés de 16 à 25 ans, les demandeurs d’emplois âgés de 26 ans et plus, les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), de l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), les personnes ayant bénéficié d’un contrat aidé.
  • Pour tout employeur assujetti au financement de la formation professionnelle continue sauf l’État, les collectivités territoriales et leurs établissements publics administratifs.

 

POUR QUELLE QUALIFICATION ?

Le contrat d’apprentissage permet d’obtenir un diplôme d’État (CAP, Bac, BTS, Licence, Master…) ou un titre à finalité professionnelle inscrite au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Le contrat de professionnalisation permet d’acquérir une qualification professionnelle  reconnue (un diplôme ou un titre professionnel enregistré au RNCP, un certificat de qualification professionnelle (CQP), une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale.

 

QUELLE RÉMUNÉRATION ?

Dans le cadre du contrat d’apprentissage, l’apprenti bénéficie d’une rémunération variant en fonction de son âge ; en outre, sa rémunération progresse chaque nouvelle année d’exécution de son contrat. Le salaire minimum perçu par l’apprenti correspond à un pourcentage du Smic ou du salaire minimum de

l’emploi occupé pour les plus de 21 ans. À titre d’exemple, pour les contrats conclus à partir du 1er janvier 2019, un apprenti de 18 à 20 ans touchera 43% du Smic la première année, 51% la deuxième année et 67% la troisième année.

 

Dans le cadre du contrat de professionnalisation, la rémunération varie en fonction du niveau de sa formation initiale et de son âge. Ainsi, un salarié de moins de 21 ans, possédant une qualification égale ou supérieure au baccalauréat, touchera au moins 65% du Smic.

 

QUELLES CONDITIONS DE TRAVAIL ?

L’alternant est un salarié à part entière. À ce titre, les lois, les règlements et la convention collective de la branche professionnelle et celle de l’entreprise lui sont applicables dans les mêmes conditions qu’aux autres salariés. Le temps de travail est identique à celui des autres salariés. L’employeur doit permettre à l'alternant de suivre les cours théoriques professionnels, dans un temps de travail effectif.

 

CES ENTREPRISES QUI MISENT SUR L'ALTERNANCE 

L’alternance présente de nombreux avantages pour une société. Notamment celui de former un futur salarié, au profil adapté aux besoins de l’entreprise, en profitant d’avantages financiers, et celui de lui apprendre le métier en l’intégrant à la vie et la culture de l’établissement. Près de ¾ des entreprises jugent que le coût de l’apprentissage est compensé par sa valeur ajoutée. Ainsi, 57% des entreprises qui ont eu un apprenti réembauchent un autre apprenti dans les deux ans qui suivent. « À travers cette démarche, le site de Fos-sur-Mer remplit pleinement son devoir sociétal et participe à la formation continue des jeunes et moins jeunes, explique Frédéric Balbi, directeur des Ressources humaines d’ArcelorMittal. Nous croyons en l’alternance qui représente un vivier en vue d’embauches de personnes qui ont pu montrer leur intégration, leur engagement au sein de l’entreprise dans laquelle ils ont une vraie première expérience en lien avec nos enjeux. Notre politique d’alternance est constante avec 110 à 150 apprentis chaque année. Les appentis apportent une ressource, certes en temps partiel et en formation, mais ils sont capables de réaliser des missions au sein de l’entreprise. »

Pour en savoir plus : www.alternance.emploi.gouv.fr