À l'initiative du Conseil local pour la sécurité et la prévention de la délinquance (CLSPD) et de la principale du collège, Nathalie Novier, deux initiatives de sensibilisation se sont déroulées dans l'enceinte de l'établissement fin novembre, durant la Semaine fosséenne des droits de l'Enfant.

Tout d'abord, au Centre de documentation et d'information a été installée l'exposition 13/18 Questions de justice, qu'ont visitée toutes les classes de 5e, 4e et 3e, soit environ 300 élèves. Pourquoi 13/18 ? Parce que 13 ans est l'âge auquel un adolescent peut être condamné par la justice à des peines et 18 ans celui où l'on sort du champ de la justice des mineurs. Cette exposition a pour but de sensibiliser les jeunes en milieu scolaire sur leurs droits et leurs devoirs, dans le cadre d’un partenariat entre l’Éducation nationale et la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Elle apporte des réponses claires aux élèves, en utilisant les textes fondamentaux relatifs aux droits des mineurs (convention internationale des droits de l’Enfant, article 375 du code civil relatif à l’enfance en danger, ordonnance de 1945 relative aux mineurs délinquants), qu'elle met à la portée des adolescents. Ils peuvent ainsi mieux repérer les acteurs sociaux, comprendre le fonctionnement de l’institution judiciaire, au civil comme au pénal, prendre conscience de leurs droits et de leurs devoirs, connaître les lieux d’information et d’écoute existants et les conséquences possibles d’un acte délictueux. Deux éducatrices de la PJJ, qui interviennent pour accompagner les adolescents et leurs familles rencontrant des problèmes, mandatées par un juge pour enfants, sont présentes pour animer la visite et répondre à toutes les questions des élèves. «C'est aussi l'occasion de parler de ce qui les intéresse, le harcèlement par exemple », explique l'une d'elles.

La deuxième action a concerné les élèves de 6e, qui font souvent leurs premiers pas dans le monde virtuel et sont donc particulièrement concernés par cette problématique : une conférence-débat, avec deux juristes du Tribunal de grande instance de Marseille, sur les dangers d'Internet. Il y est question de virus, de piratage, mais aussi des mauvaises rencontres que l'on peut faire à la suite de contacts sur les réseaux sociaux. « Sur Internet, on ne sait jamais à qui l'on a affaire», mettent en garde les juristes. La conférence s'appuie sur la projection d'un diaporama animé, où figurent les consignes à observer, telles que : « Un inconnu sur Internet me demande de lui envoyer des photos de moi ou d'allumer la webcam : j'arrête tout de suite de lui parler. » Enfin, à l'heure où sévit malheureusement le cyber harcèlement, il est rappelé aux enfants de faire attention à ce qu'ils écrivent et de ne pas proférer d'insultes, ni répandre des rumeurs ou des mensonges. Une sensibilisation ô combien utile à l'ère des collégiens connectés.