Ils avaient rendez-vous à partir de sept heures ce matin, à la Maison de la chasse, le mas du Coucou, pour le traditionnel casse-croûte qui ouvre la Journée annuelle des « Vieux fusils ». Entre côtelettes et merguez, Hugues Biagetti et Étienne Durand discutent tranquillement. Le premier est âgé de 84 ans : « 84 ans que j'habite à Fos ! », sourit-il. Que vient-il chercher lors de cette journée ? « C'est pour l'ambiance avant tout. On retrouve tous les copains d'enfance, on passe une bonne journée; on tue un ou deux faisans... Et surtout, il y a un bon repas à midi, c'est important ! » Tout à l'heure, ils se retrouveront en effet à la Maison de la mer, pour le banquet offert par la municipalité, qui va clore les réjouissances, après la partie de chasse. Aux côtés d'Hugues, Étienne est le doyen de la journée, de peu : il a 85 ans. « Je reviens sur les lieux de mon enfance, confie-t-il. Mon grand-père habitait ici, et moi juste à côté. » René Raimondi, pris par ses obligations, ne peut chasser avec les Vieux fusils cette année, comme il aime à le faire. Mais il est venu les saluer de bon matin, avant de les retrouver pour le banquet. Avisant Étienne, il précise : « C'est un ancien policier municipal; c'est lui qui me courait après quand j'étais petit ! » (rires).

Parmi ces têtes blanches et grises tranche la chevelure brune d'une jolie jeune fille de 22 ans : il s'agit de Fanny Fragiacomo, qui représentera la société de chasse fosséenne lors d'un prochain concours régional, avec l'ambition de se qualifier pour l'épreuve nationale. « Je viens pour chasser avec mon grand-père, Georges, explique-t-elle. C'est une passion que nous avons en commun et, comme on ne se voit pas forcément la semaine, ça fait plaisir de passer du temps ensemble. » Conviviale et bon enfant, ainsi est cette journée des Vieux fusils, qui étaient près d'une centaine à s'y retrouver cette année encore.