Gilbert Del Corso est décédé dans la nuit du 14 au 15 avril, à l’âge de 82 ans, à la suite de complications survenues après une intervention cardiaque, à l’hôpital de la Timone de Marseille.

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Durant sa carrière professionnelle, toute entière dédiée au service de l’Éducation nationale, il a d’abord enseigné à l’école de Saint-Mître-les-Remparts puis dans plusieurs établissements de Martigues, avant de finir sa carrière au collège de Fos-sur-Mer, particulièrement attaché au soutien des élèves en difficulté scolaire. Il a également œuvré, de 1970 à 1977, en tant que formateur en alphabétisation auprès des travailleurs immigrés venus construire la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Lui-même d’origine italienne, il avait appartenu à une vague d’immigration précédente et faisait figure de modèle d’intégration, se sentant « Fosséen à 300% ».

En témoigne sa profonde implication dans la vie locale : passionné de sport en général et de football en particulier, il a exercé les fonctions de président de l’Étoile sportive fosséenne puis de l’Office municipal des sports de la ville de Fos-sur-Mer. Il s’est également beaucoup investi, en compagnie de son épouse, au sein des Restos du cœur. Connu et apprécié de tous, Gilbert Del Corso a aussi servi la population fosséenne durant de nombreuses années, de 1977 à 2008, en tant qu’élu municipal PS et adjoint au maire. Gros travailleur, il a mis tout son dévouement durant ses mandats au service de plusieurs délégations : les Sports, les Affaires sociales, les Personnes âgées, l’Éducation… Lorsqu’il décide de « laisser la place aux jeunes », en 2008, il conserve encore la fonction de Conseiller communautaire et vice-président du Syndicat d’agglomération nouvelle Ouest Provence, en homme de confiance possédant la délégation de signature du président.

René Raimondi, le maire de Fos-sur-Mer, lui rend un hommage ému : « C’était un homme d’ouverture et de consensus, qui cherchait toujours à parvenir au juste équilibre. Un homme de convictions aussi, ancrées à gauche. Durant toutes ces années, il a été un constant soutien à nos côtés, et apportera cette part de sagesse qui, jeune maire, m’a été essentielle. Il va manquer à beaucoup de monde à Fos. Aujourd’hui, nous pleurons un ami très cher. Mes pensées vont d’abord à ses proches et aux membres de sa famille, dont certains sont parmi nos proches collaborateurs et dont je partage la douleur. »