« S'il n'y avait pas des scientifiques, des membres d'associations et des élus qui posent des questions, nous serions toujours sous une chape de plomb ! », a constaté le maire, Jean Hetsch, lors de la réunion publique organisée à la Maison de la mer le 5 mars dernier, pour lancer une nouvelle vague d'ateliers collaboratifs dans le cadre de Fos Épseal.

L’étude Fos Épseal (Étude participative en santé-environnement ancrée localement) avait fait beaucoup de bruit en 2017, tant ses résultats étaient éloquents. Mêlant sociologie, épidémiologie et anthropologie, elle avait révélé, en interrogeant plus de 800 personnes (sur leur santé et celle des membres de leur foyer) à Fos et Port-Saint-Louis, que les habitants de ces villes étaient significativement plus atteints que la moyenne nationale de diverses pathologies. Cette étude se prolonge aujourd’hui par une nouvelle série d'ateliers collaboratifs : « Ils ont pour but d’analyser les nouveaux résultats avec vous, grâce à la participation de tous les habitants intéressés (que vous ayez ou non répondu au questionnaire de l’enquête), afin de donner plus de pertinence et de sens aux résultats finaux (qui seront rendus en juin 2019) », ont expliqué les chercheuses responsables de l’étude. « Cette étude est faite pour et avec les habitants », a résumé la sociologue et anthropologue Johanna Lees. À peine une grosse vingtaine d'entre eux étaient présents à la réunion publique. Mobilisez-vous en participant aux ateliers collaboratifs, venez apporter aux chercheurs votre vécu : les habitants sont considérés par Épseal comme des experts.

Après une 1re séance le 6 mars, les ateliers collaboratifs continuent les 18, 27 mars et 3 avril (16h et 18h, salle de réunion de l'ADPLGF, 22 avenue Jean Jaurès). Plus de détails sur fosepseal.hypotheses.org