Vous connaissez ses clichés que nous publions sur Facebook quand un orage frappe la ville : histoire d’une passion peu commune.

 

À tout juste 20 ans, Florian Marzola exerce depuis septembre en tant que professionnel le métier de prévisionniste, via sa page Facebook Météo Provence Azur. Autodidacte, il pratiquait déjà les prévisions depuis 4 ans, mais il ne s’est lancé en créant son entreprise qu’à la rentrée, un Bac pro en logistique dans la poche – mais ce domaine le fait nettement moins vibrer ! « La météo est ma grande passion depuis tout petit ; quand j’étais en maternelle, j’étais déjà fasciné par le temps qu’il faisait dehors », se remémore-t-il. Quelques années plus tard, en 2015, on lui demande d’animer Météo Provence Azur, qui compte alors 5000 abonnés. Le bouche-à-oreille fait le reste et la page, qui lui appartient désormais, a multiplié par plus de huit son total de fans, pour atteindre aujourd’hui plus de 42 000 ! « C’est grâce à ces fans que je trouve mes clients, explique Florian. Ce sont des particuliers à la recherche de prévisions plus fiables et plus locales que celles que l’on trouve partout. Je les leur envoie l’après-midi pour le lendemain. L’abonnement coûte 3,5 € par mois. Je couvre les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes. Je propose aussi des cartes météo et je possède une application pour smartphones qui envoie gratuitement des alertes en cas de fortes intempéries. Elle s’appelle aussi Météo Provence Azur et j’ai pu la créer en faisant appel au financement participatif : j’ai récolté plus de 1200 € ! »

 

« Quand on est en place, que ça tombe à 500 m et qu’on réussit une super image, c’est l’extase ! »

La deuxième passion de Florian, à laquelle il s’adonne bénévolement, a elle aussi trait aux intempéries : il est chasseur d’orages ! Il se souvient parfaitement de ce qu’il appelle « le moment déclencheur » : « C’était en 2008, j’étais à l’époque élève de primaire à Joseph-d’Arbaud, raconte-t-il. Un matin à 7h30, j’ai vu la foudre tomber sur un poteau électrique à 10 m de mes volets, sur la corniche des Flamants roses ! J’étais d’ailleurs un peu choqué toute la journée. À la suite de cette expérience, j’ai commencé à filmer les éclairs avec mon téléphone puis, à partir de 2012, avec un caméscope. Mais la qualité était médiocre. Ensuite, en 2013, mes parents m’ont offert un appareil photo professionnel. J’ai alors pu faire des photos plus belles. Certaines ont été publiées par La Provence, 20 minutes, Maritima… » Sans compter la page Facebook officielle de la Ville, à laquelle il ne manque pas de transmettre ses clichés chaque fois qu’un orage frappe Fos. Depuis deux ans, le jeune homme fait partie d’un petit groupe de cinq chasseurs d’orages, qui parcourt le sud de la France et parfois au-delà. « L’an dernier, on est monté jusqu’à Lyon mais, malheureusement, les orages ne se sont pas comportés comme prévu, ils sont passés vers Dijon… On a fait des centaines de kilomètres, attendu toute la soirée, dormi sur une aire d’autoroute pour finalement repartir dégoûtés ! Mais c’est le risque de la chasse… Il arrive aussi que l’éclair frappe tout près mais hors du champ de l’appareil. Par contre, quand on est en place, que ça tombe à 500 m et qu’on réussit une super image, c’est l’extase ! » Est-ce compliqué, techniquement ? « J’ai une cellule de déclenchement avec capteur infrarouge qui détecte les éclairs… Donc finalement, le plus compliqué, c’est de savoir où et quand ça va éclater. De connaître la météo, en fait. » Et voilà les deux passions de Florian réunies.

Retrouvez dans la galerie en haut de la page ses plus beaux clichés d'orages que Florian nous a transmis rien que pour vous !
Il possède aussi deux pages Facebook : celle de ses prévisions, Météo Provence Azur, et sa page personnelle de photographe.