Voilà qu'après dix-huit longs mois j'étais de retour en France. Les premiers jours furent évidemment consacrés à revoir ma famille et mes amis mais également mes anciens collègues de travail qui m'avaient soutenu tout au long de mon aventure. 

 

La question qui revenait le plus souvent était "Alors, comment c'était ?". Je dois bien avouer que sur le moment je n'avais sans doute pas de réponses satisfaisante pour les gens qui me le demandaient car il y avait tout simplement trop à dire. Mais finalement, après environ sept mois qu'est-ce que je peux en dire ? 

J'ai toujours considéré avoir eu beaucoup de chance de pouvoir réaliser un tel projet si bien que même durant les petits coups durs je gardais un état d'esprit positif et je pense que c'est ce qui m'a fait avancer aussi longtemps. Chaque expérience était une occasion de découvrir quelque chose de nouveau et d'y apporter une solution, le plus souvent par moi-même. Et en parlant d'expériences je ne compte plus les choses que j'ai réalisées pour la première fois durant ce voyage que ce soit au niveau des nourritures goûtées, des paysages vus, des endroits où j'ai dormi, des gens que j'ai rencontré... Je ne regrette absolument aucun moment et je referais un voyage de la sorte sans hésiter.

 

La deuxième question la plus posée n'est pas très compliquée à deviner non plus : "pas déçu d'être rentré ?". Des nombreux témoignages que j'ai lu les voyageurs au long cours ont effectivement un coup de blues une fois rentrés chez eux. Pour ma part, je rentrais avec un nouvel objectif en tête, travailler dans le monde du tourisme, et cela allait m'occuper quelque temps en plus de me donner une possibilité de pouvoir potentiellement repartir. Bien sûr, ce que je n'avais pas prévu et qui a finalement été imprévisible est la propagation d'un certain virus... Ne pas pouvoir au moins aller faire un peu de vélo après le confinement tranchait en effet radicalement avec le mode de vie que je venais d'avoir. J'ai cependant eu, en rétrospective, de la chance de rentrer juste avant que les choses ne s'emballent auquel cas ma situation aurait pu être compliquée.

 

Il est maintenant temps d'adresser un petit mot pour la fin. Ce périple aura permis, je l'espère, de montrer aux gens que c'est possible. Bien sûr, beaucoup de différents facteurs sont à prendre en compte tels que le temps, l'argent, la situation familiale... mais si un jour vous avez envie de vous lancer, dites-vous qu'un gars qui ne paie pas de mine et qui fait de l'asthme a pu le faire !

 

Je remercie grandement tous les lecteurs qui auront pris le temps de lire cette rubrique tout au long de l'été car j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire et à vous faire partager mon expérience !