Pays

CHILI

Capitale

Santiago

Nombre d’hab

18,2 millions

Monnaie

Pedo Chilien

Langue

Espagnol

Monument principal

Désert d’Atacama

Gastronomie

Cazuela, humitas

Sport National

Football

 

Mon plan initial pour rouler au Chili était de commencer à l'extrême Sud du pays, près de la Patagonie. Malheureusement, depuis la Nouvelle-Zélande il était compliqué de trouver des vols abordables ou bien même existants. Ne trouvant aucune autre alternative il me fallut donc me rabattre sur un autre point de départ. J'allais donc commencer bien plus haut, À santiago, la capitale chilienne.

Comme je le disais dans l'article précédent, le Chili connaissait une vague de mouvements sociaux depuis quelques temps et les manifestations les plus importantes se trouvaient dans les grandes villes et en particulier à Santiago. Alors que je me dirigeais vers le centre-ville depuis l'aéroport je m'attendais à tout moment à me retrouver bloqué par un cortège mais curieusement il n'en fut rien. En revanche, ma visite de la ville fut quelque peu compliquée en raison du nombre de services ne marchant pas comme à l'accoutumée. Une bonne moitié des transports en commun était annulée et trouver une banque relevait du parcours du combattant. Il se trouva même une fois où je fis l'expérience du gaz lacrymogène en pédalant dans les rues de Santiago.

 

Mis à part ces petits problèmes mon séjour à Santiago fut finalement bien plus calme que ce que j'imaginais. En plus de cela j'avais à nouveau le plaisir de goûter à des plats plus savoureux que ce à quoi j'avais eu droit en Océanie. Les fameuses empenadas valaient le détour et les diverses spécialités sud américaines étaient tout aussi bonnes, mention spéciale pour le ceviche, un plat à base de poisson cru.

Après quelques jours je filais vers la côte pour visiter une ville du nom de Valparaiso. Construite toute en hauteur, la ville rappellait en beaucoup de points le village culturel de Gamcheon en Corée du Sud. Les mêmes rues étriquées remplies de curiosités et les mêmes maisons colorées. En bref, un endroit que j'ai beaucoup aimé même si certains coins de Valparaiso étaient déconseillés aux touristes. 

 

Maintenant que j'avais eu ma dose de visites urbaines il était temps de changer d'air et de s'attaquer à quelque chose que je n'avais encore jamais fait, la traversée d'un désert. Afin de me rendre en Bolivie j'envisageais en effet de couper à travers le désert d'Atacama. La route jusqu'à Atacama consistait seulement à suivre la Panaméricaine. Pas très passionnant mais calme et rapide. Enfin, la route aurait pu être parfaitement calme sans compter un certain événement.

J'avais décidé de passer la nuit dans une sorte de ferme abandonnée entourée d'un grillage. Le grillage étant compliqué à franchir je décidai d'attacher mon vélo à l'extérieur de ce dernier puis me trouver un endroit bien caché pour dormir. Ce fut sur les coups de minuit qu'un bruit me réveilla. J'entendais en effet comme un bruit de scie, j'eus alors un mauvais pressentiment. Me levant, encore à moitié endormi et en pyjama, j'aperçus alors un homme en train de scier la chaîne de mon vélo ! Fort heureusement, le malandrin déguerpit dès qu'il m'aperçut et je pus ensuite constater qu'il avait à peine entamé ma chaîne. Après cela je pris finalement la précaution de déplacer mon vélo pour l'emmener à côté de moi et le reste de la nuit fut à nouveau paisible. Plus de peur que de mal donc car cela aurait pu bien plus mal tourner !

 

À part cet incident, le reste du trajet se déroula sans anicroche et j'arrivai bien vite aux portes du désert d'Atacama. Le plus haut et le plus aride au monde. Ma préparation devait alors être exemplaire car c'était pas moins de cinq jours au minimum que j'allais y passer et pas question de prendre cette épreuve à la légère. Crème solaire, protections contre le vent et le sable, 4 litres d'eau... il ne fallait rien laisser au hasard !

 

Évoluer dans le désert ne fut pas aussi difficile que je le pensais de prime abord. Les pistes étaient relativement correctes, de nombreux camions y passaient et me ravitaillaient en eau et je pouvais dormir absolument partout une fois la nuit tombée. Le plus gros problème était finalement le temps qui passait extremement lentement. Bien que magnifiques, les paysages avaient tendance à se répéter et parcourir de longues lignes droites sans que rien ne change accentue d'avantage le sentiment de faire du surplace. Les variations de températures étaient également déroutantes, étouffantes la journée, glaciales la nuit (pas autant qu'au Kazakhstan bien heureusement). 

 

Ce fut donc 4 jours que je passais finalement dans le désert, à user de tous mes moyens pour garder mon esprit actif et quand enfin j'en sortis j'étais à la fois soulagé de revenir à la civilisation mais également très fier d'avoir passé cette épreuve !

 

Je passais ensuite quelques jours de repos bien mérités à San Pedro de Atacama, ville célèbre pour toutes les excursions dans le désert qu'elle propose et je me préparais à affronter une route qui allait être encore plus difficile que ce que je venais de vivre...

À venir : Ep. 31 : Celui qui lutte contre les éléments en Bolivie.