Pays

JAPON

Capitale

Tokyo

Nombre d’hab

126,3 millions

Monnaie

Yen

Langue

Japonais

Monument principal

Mont Fuji

Gastronomie

Tempura, Sushi

Sport National

Base Ball

 

Je partais avec deux jours de retard sur mon futur compagnon de route, Arsénie, car le ferry que je devais prendre initialement n'avait pas de place pour mon vélo (et je n'avais pas lu les petits caractères manifestement...). Mon collègue allait donc avoir un peu d'avance sur moi et nous avions convenu de nous attendre aux alentours d'Hiroshima au Japon.

 

La traversée dura une nuit entière et quand j'arrivais à destination au petit matin le temps n'était pas au beau fixe. Le japon entrait effectivement dans sa saison des pluies et les jours de vélo risquaient d'être compliqués à certains moments. Ce n'était toutefois pas vraiment un problème pour moi car il me tardait de parcourir le pays à vélo ! De tous les endroits que j'avais établi pour mon itinéraire, le Japon était le seul que j'avais déjà visité par le passé et j'étais très impatient de le découvrir d'une nouvelle manière.

 

Le débarquement se fit à Fukuoka, une des plus grandes villes de l'île de Kyushu, au Sud du Japon, mais je ne m'y attardais pas. Je pris en effet directement la route pour Hiroshima et le trajet dura un peu plus de 3 jours. Ce dernier suivait d'ailleurs la même lancée que celle amorcée depuis Taïwan à savoir une circulation modérée et peu dangereuse ainsi que de nombreux lieux pour camper comme je l'entendais. De plus, ce fut le premier pays depuis un bon moment où je n'eus pas à me procurer une carte SIM, du wifi étant disponible quasiment partout. Celui-ci était surtout présent dans les « konbinis », des supérettes ouvertes 24h/24 et fournissant à peu près tout ce dont a besoin un voyageur tel que moi (hormis les douches). À savoir que ces supérettes se trouvent à peu près partout en Asie mais c'était la première fois qu'elles étaient si nombreuses et proposaient du wifi à un tel débit.

Lorsque j'arrivais finalement à Hiroshima je retrouvais également Arsénie qui était déjà là depuis quelques jours. Bien évidemment, je tenais absolument à visiter un lieu aussi chargé d'histoire et je laissais à Arsénie un jour d'avance supplémentaire.

Cette ville tristement célèbre pour les événements qui s'y sont passés durant la Seconde Guerre Mondiale abritait tout de même de nombreuses choses intéressantes à voir à commencer par une petite île non loin de là, Itsukushima, et son fameux Torii (un portail traditionnel japonais habituellement placé à l'entrée de temples) immergé. Le passage au Ground Zero en plein centre-ville fut aussi poignant que la visite du cimetière de Dien Bien Phu au Vietnam. Un seul bâtiment a, difficilement, résisté au souffle de l'explosion et de nombreux mémoriaux se tiennent non loin de lui.

 

Après mon départ d'Hiroshima j’accélérais la cadence afin de rattraper mon ami cycliste que je retrouvais donc non loin d'Onomichi, une petite ville qui se situait juste avant une série de ponts que nous allions emprunter afin de rejoindre la plus petite des îles principales, Shikoku.

Cette île à la particularité d'être la moins peuplée du pays et sans doute aussi la plus sauvage. Les jours passés à franchir tous les cols et braver le temps très changeant ne furent pas les plus faciles mais le spectacle que la nature nous offrait était à couper le souffle. Je découvrais en même temps le voyage en duo et si je voyais très bien l'avantage qu'il procurait (le temps passe plus vite en parlant, on se motive davantage) je constatais aussi que je perdais de cette liberté à laquelle j'avais tant pris goût durant mon voyage. S'accorder sur les endroits où dormir, où manger, quelles visites faire ou pas. Fort heureusement nous avions tous deux un caractère accommodant ce qui permis d'éviter les tensions mais dans l'absolu je restais partisan du voyage en solitaire.

Toujours est-il que nous avancions à bon rythme à travers les montagnes, spectateurs de nombreuses curiosités telles que ce petit village peuplé de poupées de chiffons par une vieille dame qui s'en occupe encore aujourd'hui ou bien encore de temples perdus en pleine forêt.

Nous profitions également de l'hospitalité des japonais que nous rencontrions, dont notamment une famille qui nous hébergea pour une nuit alors que nous étions descendus des montagnes. Un bon repas, une chambre confortable, un passage aux bains publics, rarement j'avais eu droit à un tel accueil !

Ep. 26 : Celui qui a un soucis de portefeuille au japon