Au lendemain du premier tour des élections présidentielles, qui a placé, à Fos-sur-Mer, la candidate du Front national en tête avec l'un des meilleurs scores du département, le maire, René Raimondi, qui a soutenu la candidature de Benoît Hamon, réagit aujourd'hui :

"Je suis profondément scandalisé par le résultat de la candidate du Front national dans ma ville. Ce score est absolument inadmissible. Et il ne trouve, à mes yeux, aucune explication dans une commune où nous faisons tout pour maintenir le bien-vivre ensemble, où il n'y a aucun problème d'insécurité. La population fosséenne est particulièrement choyée, profite d'une qualité de services publics bien plus étendus qu'ailleurs et à un coût bien inférieur à celle de n'importe quelle autre commune. Depuis que je suis élu, j'attache grand soin à maintenir un lien de proximité avec mes concitoyens dans tous les domaines et je suis de tous les combats.

Alors que se passe-t-il ? Qu'on m'explique les raisons de ce vote antirépublicain, ce vote du repli sur soi et de la xénophobie ? Qu'on vienne m'expliquer les raisons de ce résultat écœurant dans ma commune ! Car moi, je ne comprends pas que les Fosséens puissent s'exprimer de la sorte, surtout lors d'une élection présidentielle qui engage non seulement l'avenir de la politique économique et sociale, et dont les décisions auront des impacts irréversibles sur notre ville.

Je ne me reconnais pas dans le programme ni de droite, ni de gauche de M. Macron. J'ai dénoncé la politique de François Hollande et soutenu Benoit Hamon parce qu'il incarnait pour moi le vrai Parti Socialiste. Je reste un militant convaincu de cette gauche qui aime l'autre et félicite Jean-Luc Mélenchon et tous ceux qui ont voté à gauche ne se laissant pas ainsi attirer par des mirages sans lendemain. Il est bien entendu hors de question de laisser le champ libre au Front national. C'est la raison pour laquelle j'appelle mes concitoyens à reporter leur vote au second tour sur Emmanuel Macron.

La gauche pour moi reste et restera la seule alternative crédible ! Et je continuerai, quel que soit le Président, à dénoncer demain toute politique nationale qui irait à l'encontre de ces valeurs de la gauche humaniste et républicaine. Et quoi qu'il arrive, je suis et resterai toujours un opposant viscéral de l'extrême droite".