Avec l’été qui approche vient hélas la saison des incendies de forêt. Le débroussaillement est la principale mesure préventive à mettre en place et il incombe aux propriétaires des constructions situées à moins de 200 m d’un massif forestier.

Si les agents des collectivités territoriales se chargent du débroussaillement des espaces publics, il appartient aux propriétaires privés d’effectuer cette tâche autour de leurs propres constructions, chantiers et installations ainsi qu’autour des voies privées leur donnant accès. En quoi cette tâche consiste-t-elle exactement ?

On entend par débroussaillement la réduction de la masse des végétaux combustibles dans le but de limiter la propagation des incendies et de diminuer leur intensité. Concrètement, il s’agit de maintenir un espacement entre les arbres situés dans la zone à débroussailler pour éviter que le feu ne se propage : soit par le traitement « pied à pied », qui concerne des feuillages distants d’au moins 2 m les uns des autres ; soit par le traitement « par bouquet d’arbres », dont la superficie ne peut excéder 50 m², chaque bouquet étant distant d’au moins 5 m de tout autre arbre ou arbuste et de 20 m de toute construction.

Il convient également de couper les branches basses des arbres sur une hauteur de 2 m et de couper les branches et les arbres isolés situés à moins de 3 m d’une ouverture (portes, fenêtres), d’un élément apparent de charpente ou surplombant le toit d’une construction ; maintenir un espace d’au moins 3 m de distance entre l’extrémité des haies et une habitation ou un boisement ; couper et éliminer tous les bois morts et les broussailles ; éliminer enfin les végétaux coupés par broyage, compostage ou évacuation à la déchèterie.

 

Attention : le non-respect des obligations de débroussaillement est passible d’une amende et la responsabilité d’un propriétaire peut être dans ce cas engagée en cas d’incendie.