Dans les grandes lignes, ce projet prévoit l’aménagement de 25 kilomètres de route entre l’A54 à Salon-de-Provence et Fos-sur-Mer en passant par Grans, Miramas ou encore Istres, le long de l’actuelle RN 569. Création d’une autoroute à 2*2 voies de circulation, gratuite ou non, ou encore d’une voie express à 2*1 voie avec la création de créneaux de dépassement, toutes les idées sont sur la table. Pour Fos-sur-Mer, plusieurs  variantes de tracés ont ainsi été envisagées par la DREAL, Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, maître d’ouvrage de l’opération.

Pour notre commune, le projet d’aménagement de la liaison routière est double. Il y a d’abord le choix du tracé entre Fos-sur-Mer et Salon avec trois variantes proposées, d’une longueur de 5.5 à 5.8 kilomètres, passant plus ou moins loin des habitations. Contrairement à l'argument avancé par la DREAL, le dossier ne prévoit le contournement de la ville que sur l'une de ses options.  Avec des  longueurs comprises en 5.6 et 7.5 kilomètres, les solutions envisagées passent  par les voies portuaires, le réaménagement de la RN 568 ou encore la construction du « Barreau des étangs» dans le prolongement du contournement de Martigues-Port-de-Bouc, le seul véritable contournement. A Fos-sur-Mer, la volonté exprimée par la Ville, et par de nombreux intervenants, était d’éloigner au maximum la circulation de la commune pour permettre une fluidification du trafic routier tout en diminuant la pollution et le risque de catastrophe en cas d’accident impliquant par exemple des poids-lourds transportant des matières dangereuses. Ainsi, la Ville a réaffirmé son choix de privilégier un vrai contournement de Fos-sur-Mer avec l’aménagement d’une route à 2*2 voies, gratuite,  passant le plus au Nord, vers la zone du Ventillon ainsi que le  « Barreau des étangs » longeant l’étang de Lavalduc.  Cette solution permettrait ensuite la requalification en boulevard urbain des actuelles RN 568 et 569.

Pour être pertinent, ce projet doit s’accompagner d’investissements dans d’autres moyens de transport comme le fret ferroviaire avec le développement de la  gare de triage de Miramas et surtout de la desserte de la ZIP. Entre la création d’une autoroute, avec ou sans péage, d’une voie rapide ou encore les études portant sur les différents tracés possibles, de nombreuses idées sont sur la table. Si le calendrier est tenu, les travaux pourraient commencer en 2027 pour une mise en service trois ans plus tard, avec un coût estimé entre 272 et 533 millions d’euros.

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La décision ministérielle, qui doit intervenir d’ici la fin juin 2021, précisera les modalités de poursuite du projet de liaison routière.