L'association Fos Hann Bel-Air partage était de retour au Sénégal fin novembre, pour y mener un nouveau chantier solidaire dans la commune soeur d'Hann Bel-Air, arrondissement de Dakar, après la construction les années précédentes des sanitaires d'une école puis d'une bibliothèque : il s'agissait cette fois de faire sortir de terre un bâtiment à usage de Maison de quartier et Maison des associations. Mission accomplie avec à la clé, comme toujours, un profond enrichissement humain. L'édifice a du reste été officiellement baptisé, lors de l'inauguration par les dignitaires sénégalais et le maire  d'Hann Bel-Air, Babacar Mbengue, Maison du partage !

Dix bénévoles de l’association ont participé à cette aventure, durant dix jours. Au préalable, des fonds avaient été patiemment récoltés par l'organisation de soirées, de tenues de buvette et de stand. Avec la subvention de la mairie et les dons de particuliers à l'association, 11 500 € ont ainsi été réunis, pour un budget global de 18 000 €, le reste du financement étant sénégalais. La Maison du partage occupe 50 m2, avec une salle de réunion, un bureau et des sanitaires, sur un terrain clôturé de 150 m2 doté d’une cour, qui sert à accueillir davantage de monde et d'événements.

 

L'ÉMOTION AU RENDEZ-VOUS

 

« C’est dans une ambiance chaude et participative que les travaux ont été réalisés avec l’aide d’une entreprise locale et des bénévoles sénégalais habitant le quartier ou membres d’associations sportives et culturelles, témoigne le président de Fos Hann Bel-Air partage, Alain Claessen. L’émotion était au rendez-vous (voir Les mots d’Emma ci-dessous).  

Cette semaine a été aussi l’occasion de remettre au centre de santé d’Hann-sur-Mer des produits de soins médicaux et des lunettes collectés à Fos, des équipements sportifs donnés par l’ES Fos à l’Amicale des éducateurs de football locale, et des livres dans les écoles,  notamment offerts par les élèves de l'école Del Corso, pour alimenter la bibliothèque construite en 2017 par les bénévoles de l’association.

Emma et son équipe ont aussi organisé des goûters pour les enfants des maternelles. » Deux événements ont enfin particulièrement marqué les Fosséens : les «Rencontres en Humanité », « des échanges multigénérationnels pour débattre sous "l’arbre à palabres" des conditions humaines », et le Festivert, 14e édition d’une manifestation écologiste pour la protection de l’environnement. « Dix jours bien chargés en rencontres, partage et émotion », conclut le président.

Les mots d’Emma

 

 

 
Jeune bénévole de 20 ans, elle témoigne au retour de son premier chantier solidaire. « Je n’ai pas pu m’exprimer le dernier soir (Ndlr : avant de rentrer en France) parce que les larmes m’ont submergée. Après quelques jours de repos, je peux enfin mettre des mots sur cette expérience. Je m’attendais à me prendre une bonne claque et ça n’a pas raté ! J’ai vu des gens souriants alors qu’ils se débrouillent comme ils le peuvent. J’ai vu des gens travailler sans relâche pour une même cause. Des gens qui n’ont rien et qui étaient prêts à tout me donner.

Je n’oublierai jamais ce voyage, chaque moment, chaque visite, chaque rencontre est gravée dans mon coeur à jamais. Il reste beaucoup à faire. J’ai seulement 20 ans et encore beaucoup de choses à apprendre sur le monde qui m’entoure ; je me dois de partager ça avec les jeunes de mon âge car on ne peut pas retrouver une vie normale après une expérience comme celle-ci et je pense qu’il y a un réel message à leur transmettre, que ce soit sur l’environnement, l’éducation et même l’entraide. Il y a eu tellement de belles rencontres que je ne peux pas toutes les citer, mais les personnes qui recevront ce message sauront que je pense à elles. Merci pour tout, quelle leçon de vie, d’humilité et d’humanité ! »