Sous l’impulsion du Comité local de sécurité de prévention de la délinquance, et avec le soutien de l’association SOS Femmes 13, la Ville met en place des outils d’accompagnement aux victimes de violences familiales.

La commune, à travers le Comité local de sécurité de prévention de la délinquance (CLSPD) a mis en place un « groupe réseau violences conjugales ». Depuis 2013, il réunit six fois par an des acteurs sociaux, formés à la problématique de la violence conjugale : la maison de la solidarité, le centre communal d’action social, l’association SOS Femmes, la police municipale, le centre social fosséen, la direction Petite enfance et le service jeunesse de la Ville, l’hôpital de Martigues, l’Adapp 13 et d’autres associations du monde de l’insertion. Grâce à un travail pluridisciplinaire, ils sont en veille tant sur les questions juridiques, que sur les solutions à apporter et les moyens à mettre en place.

Les agents de la police municipale de Fos-sur-mer ont bénéficié d’une sensibilisation à l’accueil des victimes, initié par le CLSPD et animé par le formateur référent de l’association SOS Femmes 13 et le major de police, chef du bureau départemental d’aide aux victimes. Ils disposent ainsi d’un outil précieux, une fiche réflexe, pour avoir une conduite adéquate et un discours cohérent avec la situation. Savoir écouter sans juger, dans la bienveillance et avec patience, conseiller et orienter, sont les principales actions qu’ils mettent en place lorsqu’une victime prend contact avec eux. D’autres partenaires prennent ensuite le relais pour l’accompagnement.

A cette fin, depuis janvier 2017, le CLSPD a mis en place le dispositif « référent aidant ». Il s’agit d’une personne ressource qui œuvre au sein du groupe réseau violences conjugales. Elle est en mesure de se rendre disponible pour réaliser un premier travail d’accueil, d’écoute dans la bienveillance. Elle aide la victime à clarifier sa situation, à sortir de l’isolement. La première étape du travail d’accompagnant est en effet d’aider les victimes à prendre conscience qu’elles sont des victimes. Qu’elles n’ont pas à subir des violences, que la loi est de leur côté. Il est nécessaire de les accompagner dans la reconstruction de leur confiance en elles, de lever la honte. Le « référant aidant » la mobilise et l’accompagne ensuite dans ses démarches en l’orientant vers les bons relais institutionnels.

Pour entrer en contact avec les professionnels spécialisées dans l'écoute aux victimes