Dans le cadre de la Semaine fosséenne du handicap, des agents du Centre communal d'action sociale et de la Police municipale ont entrepris de sensibiliser parents et enfants à la situation des personnes en fauteuil, en se rendant devant les écoles. Ils y ont distribué des tracts et ont invité qui le souhaitait à prendre place dans un fauteuil, en ayant pris soin au préalable de garer un véhicule bloquant le passage pour la personne à mobilité réduite. Une équipe de France 3 était venue pour l'occasion tourner un reportage.

Béatrice Grandu s'y est volontiers prêtée, elle qui passait là par hasard, sortant de la médiathèque jouxtant l'école. Que pense-t-elle de ce type d'actions ? «J'espère que ça aboutisse à faire changer le regard que l'on porte sur les personnes handicapées, que les gens soient sensibilisés et les respectent, estime-t-elle. En plus, ça peut concerner tout le monde de se retrouver en fauteuil ! »

Le maire était présent et partage entièrement son point de vue : « À Fos-sur-Mer, nous avons opéré notre prise de conscience sur le sujet du handicap depuis bien longtemps; nous avons un élu délégué au Handicap depuis 1995, plus de 20 ans !, a-t-il rappelé. Depuis, nous avançons, quelquefois lentement, mais nous avançons. Nous avons beaucoup travaillé pour rendre la ville plus accessible, même s'il y a encore pas mal d'aménagements à faire. » Et concernant les mentalités ? « Je me souviens que, lorsque nous avons construit la Maison d'accueil spécialisée L'Espélidou, les réactions de la population étaient parfois très négatives, les gens étaient effrayés. Aujourd'hui, la personne handicapée fait partie de la grande famille des Fosséens. Mais les incivilités continuent. C'est la personne qui se gare sur un emplacement réservé "juste pour cinq minutes". Mais c'est pendant ces cinq minutes-là qu'on peut en avoir besoin ! Il faut que les gens se rendent comptent qu'ils ont tous un rôle à jouer pour améliorer le quotidien de ces personnes. » C'est justement le thème de cette Semaine fosséenne du handicap : « Une ville pour tous; ensemble, luttons contre les incivilités ». Simple comme un minimum d'empathie, de citoyenneté et de savoir-vivre !